Le 29-06-2011 • Pays : Thaïlande
Ca y est, c'est terminé. Ou alors c'est le début de quelque chose.
Je suis à Paris, j'attends mon train. Je me sens sereine, changée. J'ai trouvé ce que je suis allée chercher.
Lundi, Géraldine et moi avons pris un tuk tuk pour aller à Kata. On avait envie de faire un peu de shopping. On a passé une demie journée géniale, j'adore cette fille, qu'est-ce qu'on rigole toutes les deux. Je voyagerais bien avec elle, à l'occasion. On part en quête de maillots de bain, lunettes, et autyres babioles, et déjà, pour commencer, on se retrouve dans un institut thai local, où on se fait faire manucure, pédicure, foot scrub. On se fait bichonner quoi. Et on est mortes de rire, encore. C'est elle qui a les photos donc il faudra attendre un peu que je les récupère. On ressort avec des pieds tous neufs, et des dessins sur nos ongles, évidemment :p
Après, mission lunettes et maillot. Géraldine se fout de ma gueule parce que je négocie tout, tout le temps. Mais c'est comme ça que ça marche et puis ça m'amuse tellement, moi, de marchander. A la fin je peux acheter plus de trucs ! Hihi. Bon, je trouve 2 superbes maillots (à moins de 10¤ chacun), des lunettes à la con, un chapeau, mais y'a pas autant de conneries qu'à Patong ou Bangkok, donc la mission souvenirs s'arrête là.
De son côté, David a récupéré sa mère et son couple d'amis, et nous propose de les rejoindre à la plage de Nai Harn. On prend un café dans une paillotte avant. Délicieux. Et la nana, tellement souriante, tellement calme, tellement sereine. Qu'il fait bon vivre dans ce pays...
On chope ensuite un tuk tuk pour Nai Harn où on rejoint tout ce petit monde, et où on est heureuse de pouvoir se « rafraichir » dans une eau à 30°C... (j'ai l'impression de sortir de la douche toute la journée, tellement c'est humide, je dégouline, bonheur...). On rentre ensuite à l'hôtel en scooter (3 par scooter.... et miracle, je n'ai même plus peur maintenant, je suis acclimatée) et on se prépare pour aller manger dans un resto fortement recommandé par David : le Nikita's. Ce resto est merveilleux. Sur la plage, au bord de l'eau, illuminé par de jolies loupiotes, de belles tables en bois, des bougies, un peu de musique, un service parfait. Je choisis pour mon dernier soir de manger thaï, et je prends un curry massaman au poulet qui me transporte... la gastronomie est juste exceptionnelle ici... ça va me manquer ça aussi... je suis déjà nostalgique de savoir que je pars le lendemain et que c'est mon dernier soir.
La mère de David et ses amis partent se coucher. David Gégé et moi nous retrouvons dans un bar assez... spécial... où on commande à boire pendant que des occidentaux jouent au billard avec les filles d'un catalogue, qu'ils peuvent choisir pour la nuit (et pour une somme modique, évidemment). On se marre bien, et puis on rentre, assez joyeusement. On fait un peu la fête à l'hôtel, dans la chambre de David, musique à fond, un peu de rhum, et on danse, on rit, on regarde les Bronzés font du ski, bref, on se couche tard quoi.
Et puis mardi est là. Il est 10H. Dans 8H je serai dans un taxi pour repartir à l'aéroport. Nooooooon !
Gégé et moi partons visiter Wat Chalong (le temple bouddhiste de Chalong), on prend un motorbike taxi car ce n'est pas très loin.
J'aime bien les temples. Je m'y sens bien, en général. Celui-ci est plus chargé que d'habitude, et un peu trop touristique, néanmoins, on trouve une salle où il y a les monks, et là il n'y a pas de touristes. J'allume un cierge et fais une petite prière personnelle qui ne regarde que moi ;)
On repart et on rejoint David, sa mère et ses amis, on part manger assez tard (j'ai le temps de faire 2 crises d'hypoglycémie, le grand truc de mes vacances, j'ai du en faire 10. Par contre, j'annonce, je n'ai pas été malade une seule fois et j'ai même bu l'eau du robinet. I'm a warrior !).
On finit le repas à 15H, je commence à me taper un léger coup de stress : ma valise n'est pas faite (mais genre PAS du tout), à 18H je chope un taxi, et en gros si on va à la plage ce n'est pas avant 16H. J'y vais ou j'y vais pas... je me speede pour faire ma valise, du coup (à l'arrache, je me rends compte quelques heures plus tard que je n'ai pas mes bas de contention pour l'avion, que je n'ai pas rechargé ni le tél ni l'ipod, bref).
On part en scooter (tjs à 3 sur le scoot') à Kata Beach. Franchement, j'ai envie de pleurer. La plage est magnifique, l'eau est turquoise, il y a des surfeurs partout, ça me rappelle l'Australie et Bali. Et c'est ça, la vraie vie. Ce n'est pas se faire chier à bosser comme un con dans les murs froids d'une cité impersonnelle comme Paris.
C'est mort, j'ai le cerveau retourné. Je sais que je reviendrai ici. Mes pieds s'imprègnent du sable. Corps-mémoire. Tout demeure. Je sais. Je vais revenir. Ça prendra un peu de temps mais je crois qu'il y a un vrai projet à construire. Il y a vraiment quelque chose à faire, et je crois qu'il faut que je me lance.
Je profite des derniers rayons du soleil sur ma peau. Je sens le sable sous mes doigts, l'eau qui glisse sur mon corps, les vagues qui me massent, je suis hors du temps, je me sens bien. Je n'ai pas envie de partir, mais je sais que ce n'est pas une fatalité. Si je voulais, j'annulerais mon vol retour, je le mettrais dans 3 ou 4 mois. Je peux le faire, si je le veux. Je peux rester ici, passer mon Rescue, plonger tous les jours, et passer mes autres niveaux jusqu'au niveau de Dive Master, d'instructrice même, si je le voulais.
Je ne suis prisonnière de rien ni de personne. Donc si je rentre, c'est parce que je le choisis. C'est parce que je sais qu'il y a les Eurockéennes, que je vais profiter, que je vais adorer voir Queens of The Stone Age en live. Parce qu'il y a l'enterrement de vie de jeune fille d'Audrey, puis son mariage.
J'en profite, vraiment. Je me baigne, encore et encore, je ne veux rien rater, pas une seule miette. Et puis il est 17H, je dois y aller.
Je fais mes adieux (enfin, mes au revoir... normalement...). Je monte les marches qui m'amènent aux taxis. Je regarde une dernière fois cette eau turquoise, et je pars négocier. Et ça marche. Je monte donc dans un tuk tuk rigolo, et je pars en direction de l'hôtel. Je m'imprègne de tout. La douceur de l'air sur mon visage (ouais ok, 80% d'humidité, je dirais pas que c'est si doux que ça), ces grandes forêts verdoyantes, la vue sur la mer, les marchés, les odeurs. Je suis amoureuse de ce pays.
17H30 : hôtel. Douche. Je finis de packer mes sacs. Et je descends.
18h. Le taxi est déjà là. Je monte dedans, il met la clim, je mets l »ipod sur mes oreilles, et je divague. Morning View, Incubus. Je suis nostalgique, je ne rate pas une miette du paysage, des scènes de vie. Je me sens bien. Ce voyage a été bénéfique.
19H. J'arrive à l'aéroport. J'enregistre mes bagages, et je ressors dehors, profiter de l'air chaud (je suis pas fan de la clim des aéroports). Le soleil se couche. C'est terminé, déjà. Quel dommage...
Allez, il est temps. Je rentre, j'enfile mon jean (ça caille là dedans !), je passe les douanes, et je me balade.
Oh ben tiens il y a un salon de massage ! Allez c'est parti ! Foot massage, 45 min. Le bonheur total. Et puis parfait juste avant l'avion :)
Après je me balade, j'achète une ou deux conneries, je trippe. Je ne vois pas le temps passer en fait.
Et puis on embarque. Je me retrouve avec deux mamies anglaises qui se tapent des gros délires, elles n'arrêtent pas de rire, et celle à côté de moi écrit son carnet de voyage. Je me demande si Elina et moi on sera comme ça plus tard. Uhuh.
Bref, 22H30, on décolle, et je décide de dormir un peu. Donc je change de place et je me mets sur 3 sièges, sauf que c'est la catégorie du dessus. Personne ne me dit rien donc voilà. Par contre j'ai super faim et en fait ils donnent une espèce de croissant avec un jus d'orange. Encore un truc que je comprendrai jamais. Il est 23H et on mange le pti déj ?
Va savoir...
23H20 on atterrit. Chaud chaud, mon autre avion est à minuit et on embarque à 23H30. Va falloir courir... donc je cours, on m'indique la porte B6, je cours, je passe par le duty free quand même, et j'arrive porte B6. Kuala Lumpur. Euh. Il doit y avoir une erreur. Je cours en sens inverse, je trouve un panneau. Bangkok – Paris : C6. Super, le mec du transfert s'est trompé quoi. Donc ben je cours comme une dératée avec mon gros sac, et quand j'arrive, l'embarquement a déjà bien commencé.
Booooooon ! C'est pas tout ça mais j'ai un peu failli rater l'avion moi. :D
J'entre, j'espère avoir une place pas trop pourrie, et là, miracle, je suis encore exaucée. Je me retrouve près des issues de secours, donc devant moi il n'y a personne. J'ai une place immense pour les jambes, le pied quoi. Si je les allonge c'est à peine si je touche le mur. Oh yeah c'est bon ça. Et en plus je peux m'allonger. Je suis presque en business quoi (spéciale dédicace :p).
C'est parti pour 11H15 de vol. Pfiouuu.
On nous amène à manger. Curry massaman ! Ouiiiiii ! Ah ben non c'est dégueulasse, c'est pas comme à Phuket :-(.
Bon ben lecture et dodo.
Ca se passe bien, je ne vois pas le temps passer. Je me réveille 2H avant l'arrivée. Nickel. Je lis un peu, on nous amène le petit déj (donc un plat de midi en réalité, et c'est dégueulasse aussi... c'était meilleur à l'aller !), je lis un peu et on atterrit. 6H30. Bon ben j'ai dormi un peu moi, ça y est je suis calée ! Même pas de jetlag ! Ah ah !
Je sors de l'avion, je récupère mes bagages, il est 7H30. J'hallucine, tout se passe bien, on ne m'a pas perdu mon sac. Waou.
Par contre, qu'est-ce qu'il fait froid !!! Même pas 20°C ! Outch, j'ai perdu 15°C d'un coup là.
Bon, let's go to the train station. Je change de terminal. Il est 8H. Mon train est à 9H30, j'ai peut-être le temps de choper celui d'avant ? Bon, je prends un café et un pain au chocolat avant. Ca fait du bien.
J'essaie de changer mon billet, mais c'est trop tard.
Tant pis, je vais trier mes photos.
Je m'installe, il y a tout : prises, internet.
Et puis d'un coup tout se met à tourner. Oh putain, je vais quand même pas tomber dans les pommes là si ? Ca y ressemble quand même. Mon Dieu, au secours. Je prends les forces qui me restent, je remballe mes affaires, on sait jamais, faudrait pas que je m'évanouisse et qu'on me vole tout. Je mets un sac derrière, un sac devant, j'avance vers les toilettes, en lutte totale. Ne pas tomber, ne pas tomber. Voile noir. J'ouvre la porte des toilettes, j'y jette mes sacs et je m'effondre dessus. Bon ben voilà, ça c'est fait ! Je reste allongée dans mes sacs un petit moment, je respire, j'avale un cachet pour me calmer/ne pas vomir. Bon, je dois être un TOUT PETIT PEU fatiguée quand même, finalement. A trop faire la warrior je me suis sur-estimée; C'est pas comme si j'avais dormi moins de 5H pendant 10 jours et que j'en étais à 20h de voyage là.
Je sens que ça va mieux. Je me lève et je sors des toilettes. Il y a du monde qui attend. Tout le monde me dévisage et tire la gueule. Ca va les gens, on se détend hein. Nan mais au secours, c'est quoi ce pays. Je souris aux gens, personne ne me rend mon sourire.
OK... va falloir s'y faire...
Je descends sur le quai attendre le train. Il est arrivé, je m'installe, je veux dormir.
Pareil, un jeune étudiant s'installe à côté de moi, pas bonjour, rien. Boooon. Je m'endors un peu. On nous annonce un retard d'une heure à cause d'un train en panne devant nous. Super. Ma batterie de tél me lâche. L'ipod aussi. Je file les recharger aux toilettes (classe) puis à la voiture bar (mieux).
12H, j'arrive à la Part Dieu. C'est la cohue. Je suis en galère avec mes 2 gros sacs, et tout le monde me bouscule. Bienvenue à Lyon...
Ca se remet à tourner. Je suis à deux doigts de vomir. Garde tes forces Amé, allez, le bus est à 200 mètres.
Pareil, les gens se bousculent, j'ai un peu envie de les tuer, j'hallucine... Je tiens le trajet, je sors. Encore quelques centaines de mètres, allez.
Et puis enfin, j'arrive chez moi.12H30.
24H30 de voyage en porte à porte, c'est pas mal. Et même pas jetlaguée ! Juste crevée :)
Voilà. Le voyage est fini... Next !
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