Petit voyage de 3 semaines en Indonésie avec Elina, en souvenir du bon vieux temps... pas si loin de l'Australie ! 15h d'avion, mais cette fois, on a choisi une meilleure compagnie que Korean Air, on a choisi Emirates, youpi.
Elle débarque demain soir chez moi, pour une soirée qui risque d'être sans sommeil ;)
Petit aperçu de notre trajet :
·14 août :
o10H26 Train Lyon-Paris CDG
o12H29 arrivée du train
o15H35 Avion Paris CDG
·15 août :
o00H15 Arrivée Dubai International Airport
o4H15 redécollage
o15H55 Arrivée Jakarta
oTaxi : centre de Jakarta (1h). Dodo dans le quartier Jalan Jaksa (Hôtel Arcadia Jakarta)+ aller à la gare de gambir (15 min à pied) pour choper les billets de train du lendemain en direction de Jogjakarta, et aussi une carte SIM.
·16 août :
oSe rendre à la gare de Gambir et choper le train de 8h pour Jogja en 1e classe ou 2e mais pas en ekonomi (train qui s’appelle Argo Lawu / Taksaka 8H de train à partir de 150 000 /200 000 rp). Arrivée à Jogja en fin d’aprem /soir. Dodo à Jogja
·17 août :
oVisite de Jogja (Kraton : palais des sultans, Marché Pasar Beringhardjo, marché aux oiseaux, etc) + shopping artisanal
oExcursion pour Borobudur (plus gros temple bouddhiste au monde). Idéal lever ou coucher de soleil. Bus depuis Jogja (1H30- 12 000 rp)
oExcursion pour Prambanan (17 km de Jogja, plus gros temple hindouiste) ou bus 40 min – 3000 rp
oExcursion Gunung Merapi (station climatique de Kaliurang à 25 km au Nord de Jogja, excursion pour voir les coulées de lave de nuit)
·20 août :
oTrajet jusqu’à Probolinggo (pour le Bromo National Park), il existe un bus « longue distance » de Jogja (9H), pas trop autre choix sinon train depuis Surabaya mais perte de temps je pense. Sinon j’ai vu sur le blog de certaines personnes qu’il existe un « tour » de Jogja qui fait faire Prambanan, le Bromo, Kawa Ijen, trajet jusqu’au ferry pour bali d’un coup. Voir si c bien !
oGunung Bromo (1 jour)
oBondowoso / Volcan Kawa Ijen, ramassage du souffre (1 jour) depuis Sempol. Incroyable il paraît. Il faut dormir en bas du volcan et se lever tôt pour départ vers 5H du matin, 1h de marche. Si on dort au Palm Hotel à Bondowoso, ils organisent la montée au Kawa Ijen (plus simple sinon galère). Plein d’infos ici http://denali-sud.chez-alice.fr/fichexpe/BONDOWOSO.htm. Après il est possible de se rendre à Bali en 3h.
·23 août :
oBut rejoindre Bali. Normalement c’est faisable en 2h de route depuis Kawa Ijen + 40 min de ferry, donc on doit pouvoir le faire le 22 aout. Je prévois un jour de marge « au cas où »
oSelon infos trouvée : - Par le bus jusqu'à "Banyuwangi" - au terminal, prendre un becak (10.000 pour deux) ou un bémo (2.500 par personne) jusqu'à la gare maritime de "Ketapang" - prendre un ferry pour Gilimanuk (3.300 rps) , compter 40 minutes de traversée - là, il faudra encore prendre une moto-taxi (6.000 rps / pers.) et rejoindre le terminal des bus d'où il est possible de partir sur la côte Nord ou bien en direction de Denpasar (4h00 de bus).
·Essayer de faire le trek du Rinjani (3 jours) si on a le temps et si on s’en sent capable surtout, apparemment un des plus beaux treks (mais euh bon on verra en fonction de notre condition physique)
·
·2 septembre :
oRetour à Bali, plage, massages, fiesta ultime à Kuta.
·3 septembre
oVol Bali – Jakarta. (Air Asia, genre celui de 18h) Nuit Jakarta (si l’hôtel était cool on reprend le même)
·4 septembre
o17h55 vol Jakarta - Dubai
o22h45 arrivée Dubai. Nuit Dubai (normalement hôtel fourni par Emirates)
·5 septembre
o15h vol Dubai
o20h10 arrivée Paris CDG
22H Train Lyon
Arrivée Lyon minuit. Yihaaaaa (pauvre Elinaaaa)
Et là, ben on essaie de trouver un travail, parce que y'en a marre ;)
Comme tous les jours depuis mon retour, je me lève le matin et je me connecte sur les sites d'emploi, à la recherche d'un job.
Ca fait des mois que ça dure, des mois que j'attends l'offre.
Et ce matin, elle apparaît.
http://reportour.francesoir.fr/
L'offre de mes rêves. L'offre qui pourrait me sauver et me permettre de voyager, rêver, faire partager ma passion de la photo, l'écriture et du voyage aux autres.
Alors... si vous voulez que je sois heureuse, votez pour moi !
http://reportour.francesoir.fr/AmelieDodinet
Si par ailleurs vous avez des talents en montage vidéo, n'hésitez pas à me contacter et m'aider !
Ca y est, c est la fin, demain sera mon dernier jour en Australie, dernier jour de cette annee de folie et de reve. Nous avons voyage un peu avec mes parents pendant 15 jours, dans des endroits ou j etais deja allee, quelques photos des mon retour.
Je prends donc l avion le 11 janvier depuis Sydney, escale d une nuit a Seoul, puis Paris et Geneve. Arrivee le 12 janvier aux alentours de 14h.
Pour me joindre, le fixe de mes parents : 04 50 26 02 58. Pas de portable pour le moment.
A tres vite !!!!
Amelie, un peu triste de rentrer quand meme, mais excitee de vous revoir (et de prevoir la suite !)
J ai fete Nouvel An a Sydney, 10h avant vous, avec Arnaud.
Ce qu il faut savoir, c est qu ici les gens sont tellement tares qu ils se preparent pour regarder les feux d artifice de 21h et 24h a partir de midi !!!! Du genre, ils attendent a Botanical Garden toute la journee, la folie quoi !!!
On est donc partis un peu a la bourre par rapport aux autres, on a traverse le bridge et on est alles se caler a North Sydney, a Milsons Point, dans un endroit qu on a trouve par hasard avec autorisation d avoir de l alcool (sinon interdit, n imp)...
Une vue de malade sur le bridge et l opera, avec degustation de foie gras et sparkling wine, bref, le bonheur :) On etait legerement cales au milieu des feuilles, fourmis et araignees mais personne pour nous niquer la vue au moins :) On s est enfiles quelques bieres en attendant le feu, c etait plutot pas mal. Le feu de 21h etait assez naze mais celui de minuit tuait tout ! J ai pris des videos mais ma connexion est pourrie donc je ne peux pas les mettre la, sorry. Une super bonne soiree en tout cas, et mes parents qui ont fait NYE a Bondi ont bien aime aussi apparemment :)
Demain, on part pour Hervey Bay faire Fraser Islandm en esperant que le temps s ameliore car c est moyen moyen pour le moment ...
Pour ma part, je n'ai absolument pas réalisé que c'était Noël, déjà parce qu'il faisait beau et chaud (moi sans neige, voilà), que j'avais passé la journée à la plage et que Sydney n'est absolument pas décorée !
En gros, un soir de réveillon à Sydney c'est un peu comme n'importe quel soir, si ce n'est que les gens portent des bonnets de Noël au lieu d'être déguisés autrement.
J'ai retrouvé Joël, un pote de Melbourne et on est allés profiter du soleil à Bondi. On a ensuite retrouvé Arnaud pour un apéro champagne (ou presque, sparkling wine) à l'Opéra Bar.
On est ensuite rentrés chez Manu où tout le monde était parti réveillonner, et comme Sophie, sa colloc, m'avait donné son accord, on a fait notre repas là.
Au programme : tomates cerises, toasts au pâté français, guacamole et tzatziki en entrée, poulet rôti et pommes de terres sautées en plat principal, et fraises et chocolat en dessert. Vin d'accompagnement : goune. Ok, c'est pas la grande classe, mais le vin français nous attendra !
On a voulu sortir vers 2h du matin, mais à Sydney, c'est l'heure où on n'a plus le droit de rentrer dans les établissements, donc on est tranquillement chacun rentrés se coucher !
Le 25, on a voulu aller à Bondi, les bus étaient blindés, en fait il n'y avait rien de bien spécial à part un festival et des gens qui faisaient des barbecues au bord de l'eau. Le truc c'est que le temps s'est vite dégradé et on a passé le 25 sous la pluie. Un peu comme en France finalement :( Hier soir, on a fini les restes du repas de la veille, et puis Joël est parti prendre le métro pour l'aéroport car il repartait en France (courage !!!). Nono est parti se coucher, et moi pareil.
Bon, du coup, un Noël un peu étrange, mais ce n'est pas grave, je ne suis pas une grande adepte de Noël de toute façon. C'est juste que... bref.
Sinon, mes parents arrivent demain soir !
Au programme (comment ça je ne tiens pas en place ???) :
- du 27 décembre au 1e janvier : Sydney. Visites et farniente. Le temps qu'ils se remettent du jetlag.
- le 2 janvier, on décolle pour Hervey Bay et on passe 2 jours sur Fraser Island en 4x4.
- du 5 au 7 janvier : location de voiture et on descend par Rainbow Beach, Noosa, jusqu'à Brisbane.
- le 7 au soir on prend l'avion pour Sydney.
- le 8 on loue une autre voiture et on descend par Wollongong, Kiama, Jervis Bay.
- le 9 on remonte à Sydney
- le 10 on fait ses adieux à Sydney, ville la plus agréable à vivre au monde. Peut-être même qu'on fête ça généreusement. A suivre
- le 11 je me lève à 4h et je pars pour l'aéroport. 10h de vol pou Séoul où je passe une nuit. Puis 10h de vol pour Paris. Puis 1h de vol pour Genève.
- le 12 janvier je suis en Haute-Savoie.
Voilà, je referai un petit bilan à quelques jours du départ. Là, J-1 avant l'arrivée de mes parents et J-16 avant mon départ.
PAYS VISITES :
Australie – Thaïlande – Nouvelle –Zélande
NATIONALITES RENCONTREES : France – Suisse – Espagne – Brésil – Colombie – Italie –
Angleterre – Pays de Galles- Irlande – Suède – Finlande – Danemark – OZ –
Nouvelle – Zélande – Allemagne- Belgique – Nouvelle Calédonie – Thaïlande –
Japon – Corée – USA – Israël – Russie – Tasmanie – Canada – Mexique –
Pérou – Argentine- South Africaet
sûrement d’autres !
MOYENS DE TRANSPORT UTILISES :
Avion – 24 fois
– plus de 100h d’avion – plus de 80 000 km
Train – 2 fois –
20h de train – 1500 km
Campervan – 4 fois
– 3 mois et demi – près de 20 000 km
4x4 – 4 fois
– 4500 km
Ferry – 11 fois
Catamaran, voilier, gondoles…
Voiture
Stop – environ 500
km
Dos d’éléphant
ANIMAUX RENCONTRES : kangourous – koalas – oppossums – wombats – wallabies –
tortues – serpents et araignées mortels – sandflies – moustiques – lézards
et reptiles en tout genre – kookaburras – perruches – saltwater et
freshwater crocodiles – requins – éléphants – tigres – pingouins – otaries
– jellyfish – bluebottles – kiwis (en fait non, pas de kiwis)
PHENOMENES NATURELS (OU ANIMALIERS)
Incendies Victoria, incendies désert
et bush
Inondations Queensland
Sécheresse Sydney et surtout désert
Tornades de sable – Kimberley
Attaques de requins – Sydney
Tempête de sable rouge – Brisbane
Activité volcanique – Nouvelle Zélande
Neige ! Nouvelle –Zélande
LIEUX PREFERES
Sydney, Melbourne, Darwin,
Queenstown et Christchurch pour les villes
Great Barrier, Kimberley, Côte Ouest
pour l’Australie
PhiPhi Island, Fullmoon Party,
Chiang Mai pour la Thaïlande
Volcans, Rotorua, Tongariro National
park, Fjordland, Mont Fox et les lakes pour la Nouvelle –Zélande
MOMENT LE PLUS FORT : chute libre à Lake Taupo
ACTIVITES :
recherche d’emploi à Sydney (abandonnée), petits boulots (inventaire,
humanitaire) puis WWOOFing et surtout TRAVEL !
ARGENT DEPENSE :
toutes mes économies. Plus de 20 000¤. (Aie aie aie !!!) Il est
temps de rentrer !
BILAN : plus belle année de ma vie. Aucun regret !!!
CE QUI VA ME MANQUER :
Vivre au jour le jour sans se
soucier du lendemain, sans savoir ce que l’on va manger, où on va dormir,
qui on va rencontrer.
La chaleur, l’été permanent, être en
short, bronzée
Les beaux étrangers ! :p
Les vacances permanentes
Les couleurs, le désert, le silence,
les grands espaces où il n’y a personne.
Le ciel étoilé de l’Hémisphère Sud !!!
La facilité déconcertante pour tout.
L’ouverture d’esprit.
CE QUE J’AI HATE DE RETROUVER :
Mes amis, ma famille, les gens que j’aime,
mon chien
Mon lit !!! Une chambre qui est
à MOI !
Les bains chauds qui durent des
heures, musique, huiles essentielles, miam !
Le fromage, le pain, le foie gras,
la vraie bouffe (non, pas le vin, ça va aller)
Le ski ! Mes montagnes !
Mes musiques, mes photos
Le sport et une vie saine !
Un boulot qui me passionne ( si si
je vous jure)
CE QUE JE N AI PAS HATE DE RETROUVER :
La mentalité des français. Putain…
La vie politique, les émissions de
merde, les séries à deux balles, le JT, aaahhhhhhhh !!!!
Tous les gens jaloux qui vont me
dire : « C’est moins facile maintenant hein, bienvenue à la
réalité, ça va être dur de retrouver un boulot, gnagnagna ». Fuck
off (si vous vous reconnaissez, évitez-moi, merci).
Le froid, le brouillard, les
embouteillages
Les gens aigris, les esprits fermés,
les jugements quant au statut social
CE QUE J’AURAI APPRIS :
Tout est possible. Just do it. No
excuse.
On peut être au fond du trou et
remonter, et ce, juste grâce à SOI.
Savoir s’entourer, se fier à ses
intuitions, et pas de pitié dans ses choix. Savoir garder ou gicler (on
rencontre tellement de gens en voyage qu’il faut savoir le faire).
Aller vers les autres et se
socialiser. Easy now.
Etre seule. Voyager seule et adorer
ça.
Voyager à plusieurs et former de
vraies équipes.
Penser à soi.
Penser aux autres, réussir à garder
le contact malgré les 20 000 km et les 8 à 12h de décalage horaire.
Vivre au jour le jour. Acheter un
billet d’avion 30 minutes avant le décollage ou décider de sauter d’un
avion 10 minutes avant. Impulsivité.
Repousser ses limites. N’avoir peur
de rien ou presque (traverser une grotte pleine de crocodiles, plonger
dans une cage pour approcher un slatwater crocodile, plonger avec des
requins, sauter en avion, habiter dans une réserve aborigène, traverser
le désert, faire du stop dans l’outback…)
Etre capable de se taper 30h de
voyage, se foutre du décalage horaire, passer d’une saison à l’autre à
encore une autre en quelques jours.
Etre fière du chemin accompli !!!
Joyeux Noël à tous, bonnes fêtes de fin d'année :)
Est-il utile que je vous dise que je suis crevée et que j’ai
festoyé à tout va ?
Oui ?
Bon d’accord.
Je suis arrivée jeudi en début d’après-midi à l’aéroport de
Tullamarine, il faisait beau et chaud. Je trouve une navette qui m’amène
directement à mon backpacker à St Kilda. Je me balade un peu dans les rues, et
là que vois-je ?
Un VRAI croissant aux amandes FRANÇAIS !!!!
Waouhhhh !!!
J’ai ensuite bu un café avec Pierre, c’était marrant de le
revoir après Bondi et Cairns, et bizarre de le voir sans Ju et léo, mais bon,
je vois qu’il se débrouille bien et ça fait plaisir !
On a ensuite rejoint Oliv et un de ses meilleurs potes, Jojo,
pour l’apéro sur Fitzroy street.
On se rejoint ensuite pour une soirée Lady’s night au Xbase,
avec champagne gratuit pour les filles et pour les mecs déguisés en filles. Du
coup, Oliv et Joël sont venus déguisés en nanas. Julien et leur colloc allemand
Guereon étaient en mecs, car ils bossaient le lendemain et ne pensaient pas
sortir tard.
Problème : c’est full et le mec à l’entrée ne veut plus
laisser entrer les hommes. Je lui demande : si je maquille mes potes, c’est
ok ?
Il dit : fais et on verra.
Je les maquille, on ajoute quelques accessoires (barrettes,
élastiques, tee-shirt relevés), le gars se marre et nous dit que c’est ok. Yes !
Jojo n’a pas son ID et le videur est con. Je retourne voir l’autre gars et je
lui dis : il a oublié son ID dans son jean quand je lui ai prêté ma jupe,
ça le fait marrer, hop on rentre. Yes !
Là c’est l’orgie, il y a des nanas partout, quelques mecs
déguisés, et surtout open champagne (champagne orange dégueu, en vérité),
gratuit.
Pour la petite histoire, l’allemand n’a pas dormi beaucoup,
Julien qui se levait à 4H30 pour aller à l’usine a dormi 30 min, et j’ai du
batailler pour le réveiller, en le foutant par terre (je suis pleine de
délicatesse parfois, je sais).
Nous on a continué à faire les débiles chez eux jusque très
tard et j’ai finalement troqué mon backpacker contre leur appart !
Du coup, le lendemain je me suis motivée pour leur faire la
tarte provençale du Woofing (c’était ma grande blague : vous me logez je
vous fais à manger), après avoir profité d’une petite session comatage sur la
plage. Nous sommes ensuite retournés à l’ESPY, où j’ai cru croiser Francis
Lalanne again, on y a passé une excellente soirée comme d’habitude. Jojo et Ju
m’ont quand même impressionnée parce qu’ils ont fait une nuit blanche avec un
épisode de chant et guitare devant le ALDI et la plage, déguisés et à mon avis
fracassés. Ils ont quand même gagné 10$ et je dois avouer que ce sont mes idoles
sur ce coup-là, d’autant plus qu’ils sont rentrés à midi et sont repartis
festoyer à 13h.
Pour ma part j’avais du mal à suivre ce rythme de mecs et je
ne me suis remise dans l’ambiance bien plus tard qu’eux.
On a enchainé sur une soirée où ils se sont tous déguisés en
filles sauf Oliv (parce que moi, je suis déguisée en permanence, n’est-ce pas),
et alors là, n’importe quoi, toutes les filles leur sautaient dessus, leur
arrachaient les vêtements, j’étais vraiment pétée de rire et ils ont encore
envoyé du lourd !
Bref, j’ai passé un we très très sport avec ces messieurs, j’ai
ri comme jamais, et j’étais encore dégoutée de quitter Melbourne. Melbourne me
le rend bien, puisque comme la dernière fois, cette ville n’a pas voulu me
laisser partir. Avec Nico on avait mis 3h à sortir de la ville.
Ben là, j’ai raté mon avion à 10 minutes près.
Sisi.
J’étais pétée de rire tellement c’était prévisible, en fait.
Pour quelques dollars de plus j’ai pu prendre le vol suivant,
à 14h.
J’ai ensuite été contrôlée à nouveau.
-Mademoiselle, contrôle. Vous savez de quoi il s’agit ?
-Oui un peu, je me le tape à chaque fois. Contrôle d’explosifs.
(Nan mais quand même , après la junkie, la terroriste)
-C’est ça.
Bon il me fait son machin etc. A
la fois je lui dis :
-So
no explosives, everything ok ?
-YOU
are explosive !
Ahahah, j’ai donc explosé de rire. C’était encore n’importe
quoi…
J’ai donc geeké pendant une heure, pris mon avion (énorme
mission parce que j’ai chopé la crève, bien sûr, et qu’ils mettent la clim à
fond dans l’avion, le bus, etc).
Voilà, donc je suis crevée, mais enchantée encore une fois !
Départ pour Melbourne. Quasi
pas dormi de la nuit. Rentrée à 23H30 après avoir dîné avec Arnaud, Léo et sa
mère (avec en prime un feu d’artifice sur l’Opéra).
Pas sommeil, trop de trucs à
organiser et ça me trotte, sans compter qu’à force de me coucher tard je suis
en jetlag permanent. Ahah.
Peu et mal dormi donc (1e
fois dans le lit de Manu que je dors mal, je précise sinon il va mal le
prendre, hein fréro ?).
J’arrive à l’aéroport et
comme d’hab avec les low-cost je tombe sur un con au check-in qui me dit que
mon sac pèse 11 kg
au lieu des 10 autorisés, je me prends donc une surtaxe (rien de grave mais
c’est le principe, grrrr), j’essaie de lui faire les yeux doux mais ça ne
fonctionne pas. Grrrr.
Je passe la sécurité, pour
une fois ça ne sonne pas. Ouf !
Et là j’ai un mec qui arrive
et qui me dit que j’ai droit à un contrôle supplémentaire. Bon ok, je commence
à avoir l’habitude. Sauf que c’est… un contrôle de substances illicites !
Donc il passe son tissu sur mes mains, jambes, poches, pieds. Rien bien sûr.
Sac, poche du sac, veste, appareil photo, ça ne rigole pas. Putain, est-ce que
j’ai l’air d’une junkie ? D’une dealeuse ? Je dois vraiment être
crevée moi !
Bref, le mec en question me
tape la causette et à la façon dont il regarde ma mini jupe, j’en déduis qu’il
aurait préféré faire une fouille plutôt qu’un contrôle.
[Enfin bon, je sens qu’en
Thaïlande je vais y avoir droit aussi et il va falloir que je fasse gaffe à ce
que personne ne touche à mes affaires parce qu’à la moindre poussière détectée…
bref… je ne sais pas pourquoi mais la prison en Thaïlande ça ne me dit rien qui
vaille…]
Bon, je monte dans l’avion,
la place à ma droite est libre, cool. Il y a un bébé juste devant, moins cool.
Je n’ai même pas regardé la
météo et j’espère qu’il va faire beau car je n’ai rien pris de chaud…
J’espère aussi que ça sera
un bon WE, j’ai pas mal de monde à voir, ça devrait le faire, entre Pierre de
Bondi, Rebekka des Whitesundays, Oliv et Ju (la soirée putes), le groupe de
colombiens rencontrés à Halloween, sans compter le potentiel d’improbabilité de
cette ville, parfait.
Finalement c’est marrant de
voyager toute seule, ça donne un sentiment de liberté et de puissance assez fou.
Bon sinon je n’ai pas du
tout organisé ce que je vais faire en Thailande, j’ai tellement d’échos
différents que je ne sais pas qui ou quoi écouter.
Pour commencer, je vais
passer un peu de temps dans le Sud et ses eaux limpides. Je pense que je vais
même m’y attarder un peu parce que j’aimerais bien passer mon PADI (diplôme de
plongée) pour avoir au moins le niveau expert.
C’est moins cher qu’en
France ou en Australie et les fonds marins sont dingues il paraît. Et comme
David est master maintenant, il y a moyen qu’il ait des bons plans.
Donc mes objectifs pour la
Thaïlande sont :
-plongée,
snorkeling et PADI
-pourquoi pas une
formation au massage (je vous entends déjà vous moquer mais pas ces massages
là, non, un truc qui se valorise en France car j’y songe de plus en plus).
-Aller faire des
méditations dans un temple bouddhiste. Mais je crois que dans le Sud ils
s’adonnent au Vipassana et moi ce n’est pas trop mon truc, à voir.
Bon en dehors de ça, je
compte visiter quelques trucs, me faire la Full Moon party, l’île de la plage,
Koh Lanta, et puis je ne sais pas encore si je monte vers Bangkok ou pas.
Samantha me dit que ça le fait, Nico me dit que non, on verra si j’ai le temps
(j’ai juste deux semaines donc bon).
Par contre, il faut que je
prenne le temps d’aller à la pharmacie et de choper le traitement contre le
paludisme parce qu’avec la chance que j’ai-je suis capable de le choper…
Bref, pas mal de trucs à
penser, ça ne me laisse pas le temps de me prendre la tête !
Par contre à courir de
partout, je suis déjà super crevée et je n’ose pas imaginer ce que ça va être
d’ici fin décembre !
Je sens que je vais
fonctionner au café et au Red Bull, en mode petit écureuil…
Je sens aussi que mon mode
de vie va continuer à ne pas être super sain, mais bon, si j’arrive à continuer
à faire un peu de sport (plongée, marche), à manger mieux (fast food vs plats
thaï), à boire moins (vie nocturne de sydney et melbourne vs Thaïlande et
Nouvelle-Zélande), à dormir plus (arf vous me connaissez, ça n’a pas changé, ça
fait des semaines que je n’ai pas dormi plus de 5h par nuit).
Bref, mon corps va avoir
besoin de repos, le pauvre…
Ca y est ! Je me suis lancée et je sais ce que je fais jusque fin décembre ! Yihaaaa !
Comme vous le savez sans doute, j'ai bouclé ma boucle. J'ai fait le tour de l'Australie, en partant par Sydney, en montant jusque Darwin, descendant jusque Perth, Margaret River, remontant et redescendant la côte Est, pour revenir à Sydney en passant par Melbourne et Canberra. Ne me manque plus que le Red Center et son rocher magique, et Adelaïde (et son marché aux fromages et saucissons !), mais je vais faire l'impasse.
Finalement, pas tant envie que ça de chercher du travail sur Sydney. J'y ai fait mon temps, ceux que j'aimais sont partis ou partiront presque tous. (Un seul être vous manque et tout est dépeuplé, imaginez quand il y en a plusieurs...).
Pour la 1e fois depuis le début de mon trip, j'ai envie de rentrer, de revoir ma famille, mes amis, mes montagnes, parce que ça me manque.
Mais comme je sais aussi parfaitement que le retour va être difficile et que la météo, le JT, la morosité et la mauvaise humeur des français vont vite me déprimer, je me suis dit qu'il fallait que je profite des deux mois qu'il me reste.
Je n'ai même pas encore quitté le territoire australien que je suis déjà nostalgique des paysages incroyables que j'ai vus, le Kimberley, les crocodiles, le woofing chez les hippies, le stop sur les longues autoroutes, les voyages en van à deux filles où l'on ne rencontre personne pendant 1000 km mais où la terre nous parle, où le ciel étoilé nous écrase, où on oublie les soucis de monsieur tout le monde (métro boulot dodo, objectifs de carrière, embouteillages à la sortie du boulot et autres joies de la vie quotidienne). Je veux partir de cette région du monde en ayant ressenti à nouveau ces chamboulements intérieurs que seuls des paysages peuvent engendrer...
Voilà donc mon programme :
Cette semaine : revoir Léo qui arrive demain, profiter de mes amis sur Sydney (Manu, Arnaud, Léo, Edith que j'ai retrouvée ici, Elodie, et tous ceux qui sont là sans même que je le sache encore), défaire mon énorme valise et commencer à préparer des cartons qui vont repartir en France par cargo et arriver dans 3 mois.
Ce WE : partir à la redécouverte de Melbourne, soit seule, soit avec Edith et Arnaud. Ou aller ailleurs. Tout va dépendre de messieurs Tigerairways, Jetstar et Virginblue.
18 novembre : aéroport international de Sydney. Amélie et son sac à dos s'envolent en tandem à 15H15 en destination de Phuket International Airport. Arrivée en Thailande à 20H30 heure locale.
Là, je vais pouvoir prendre le temps de visiter l'archipel des îles Phi Phi, avec certaines plages considérées comme étant les plus belles du monde (enfin du sensationnel ?)
Pour ceux qui se rappellent du film La Plage avec Di Caprio, Guillaume Canet et miss Ledoyen, c'est là-bas que je vais (même si cette plage là n'est parait-il pas si jolie que cela).
Bref, je vais prendre mon temps et aller laisser trainer mes yeux là-bas, ainsi que mes petites palmes car niveau plongée, on peut se la donner. Yes ! Bon ok, il paraît que c'est un peu le début de la saison des pluies, mais fuck off.
Histoire de rassurer ma maman (je n'ose dire mon papa, mais si), je précise que oui, d'accord je pars toute seule, mais j'ai une connaissance sur place (David, avec qui j'ai fait le Kimberley) qui peut m'héberger dès mon arrivée dans son appart à Chalong (dans Phuket) et me servir de guide (ou de prof de plongée) à ses heures.
Je partirais certainement avec lui en bus depuis Phuket pour rejoindre l'île de Koh Phangan pour participer à un évènement immanquable : la Full Moon Party du 2 décembre. Ca veut dire presque 8h de bus aller et retour, mais qu'importe. Je me taperai donc ces merveilleuses heures de bus le 3 décembre pour rejoindre Phuket et choper un avion en direction de Sydney le 4 décembre à 21H.
5 décembre : Atterrisage à Sydney à 10h du matin. Certainement complètement dans le pâté. J'attendrai 17H55 pour choper mon vol en direction d'Auckland, Nouvelle-Zélande. Oui, ça va être du bonheur d'être en salle de transit pendant 8h, mais je peux aussi sortir de l'aéroport, aller dormir chez quelqu'un et revenir, si je veux faire la ouf. On verra sur place (je vais regarder si on peut dormir dans cet aéroport), mais je pense qu'il y a moyen de repartir et revenir.
Bref, j'atterris à Auckland à 23h et là j'espère que le backpacker où je logerai sera encore ouvert pour le check-in... (oui maman, je vais demander à l'avance...)
Bon et là, New Zealand, une quinzaine de jours sans doute pour faire les deux îles (Elina me recommande de compter 7 à 10 jours pour l'île du Sud), départ de Christchurch pour Sydney (je n'ai pas encore pris mon billet mais vu que les prix ne cessent d'augmenter et que certaines dates sont pires que d'autres, ça risque d'être le 21 décembre)
environs du 21 décembre : retour à Sydney. Noël autour d'un barbecue sans doute, à mourir de chaud sur la plage, et puis un 31 décembre avec un ultime feu d'artifice sur Sydney, son bridge, son opéra, ses lieux qui m'auront tant fait rêver.
Et là, la boucle sera véritablement bouclée. Le conte de fée prendra fin, et je rentrerai dans mon carosse -taxi, puis dans ma citrouille d'avion, au bout de 10h de vol j'arriverai à Séoul, où je passerai une nuit dans un vrai lit (le truc qui me parle à peine), je reprendrai un avion et là, j'atterrirai à Paris.
Dans le froid :-(
Mais...
Dans mon pays à moi, qui commence à me manquer, et que j'ai hâte de revoir, finalement. Vous me manquez tous beaucoup et j'ai vraiment hâte de tous vous retrouver ! J'ai moins hâte de reprendre une vie "normale" et je ne suis d'ailleurs pas sûre d'y arriver, mais ça, c'est une autre histoire ^^
Et puis on arrive à Sydney, la température extérieure est de 37°C et on crève de chaud, sans compter qu'on a passé une nuit "déssechement-mouches" dans une carrière, donc on arrive sur Sydney et on a TROP besoin d'une douche !
Heureusement, Arnaud nous dépanne et nous propose de passer chez lui en prendre une, ça fait du bien ! On pose également tous les valuables(ordis, appareils photos etc) chez lui.
On rejoint ensuite Manu dans un bar et on découvre avec joie que le van a été braqué... toutes nos affaires sont sens dessus dessous, heureusement on a tout enlevé juste avant, les voleurs n'ont donc rien trouvé d'intéressant, malheureusement, Nico avait laissé son ipod et moi aussi, le mien est tjs là mais celui de Nico a disparu... on est un peu deg... et à la fois bien contents de savoir nos affaires en sécurité...
On s'est séparés de notre van il y a deux jours, Manu nous a hébergé chez lui, on a visité un peu la ville sous la pluie : The Rocks, Botanical Gardens, Opera House, Bridge, bar à chocolat, une grosse soirée dans quelques lieux cultes de Sydney (Oxford St, Kings Cross), et puis hier motivation pour faire la marche Coogee-Bondi (où j'arrive à me tordre la cheville... joie et bonheur, maintenant c'est moi qui boite, super), puis Watson Bay.
On mange avec Arnaud sur Darling Harbour, et puis on rentre parce qu'on est vraiment morts et aussi parce que Nico décolle tôt le lendemain pour la Nouvelle Calédonie, puis Tonga, Samoa, Vanuatu, îles Cook et Nouvelle-Zélande (pas mal non ?).
Je perds donc encore une fois mon compagnon de voyage :-(
De mon côté, rien n'est encore fixé, mais je pense que je ne vais pas m'éterniser sur le sol australien que je commence à connaître. Il me manque éventuellement Uluru, mais c'est cher payé pour un caillou rouge (et le Kimberley a déjà rempli sa fonction de paysages mystiques qui vous prennent aux trippes), Adelaïde, et voilà, en gros. Je pense peut-être refaire un tour à Melbourne que j'ai adorée, me faire la Nouvelle-Zélande en décembre, et en attendant, destination et compagnons de voyage à trouver.
En attendant, je retrouve pas mal de gens et ça fait du bien : Arnaud, Manu, bientôt Elodie, Léo, et tant d'autres.
Voilà, des news dès que j'en sais plus ! Des photos en attendant :)
Le départ de Melbourne n'a pas été facile, déjà parce que nous n'avions pas plus envie de partir que cela, et aussi parce que nous avons mis au moins 2h à trouver la sortie de la ville... à croire que Melbourne ne voulait pas nous laisser partir !!!
Nous avons fait Melbourne-Sydney en 2 jours, en passant par Canberra, ville qui à mon goût est complètement sans intérêt. Paysages parfois intéressants, quand même, dans les tons pastels, on dirait des peintures, mais ça ne vaut pas les paysages de l'outback de Western Australia. Je réalise que ça y est, l'Australie c'est déjà fini, les paysages de malade que nous avons vus de Darwin à Perth, c'est terminé aussi, j'en ai presque un peu la loose et je me dis qu'il est grand temps de passer à autre chose et d'autres lieux qui me fassent un peu rêver :)
Et puis nous arrivons à Melbourne... et c'est grandiose !!!
On est arrivés à Melbourne
hier midi. J’appelle Julien et Olivier que nous avions rencontrés à Darwin puis
Perth car ils sont ici, ils nous invitent à les rejoindre à un tremplin musical,
Myspace music, on y va, le lunch est offert, tranquille. Il y a un premier
concert dehors, et puis il faut attendre 17H30 pour le prochain. On en profite
pour aller se doucher au backpacker de nos potes, on arrive à se prendre une
jolie amende de stationnement de la modique somme de 117$, et puis on prend un
apéro anticipé près de Flinders Street, c’est assez joli. On enchaîne ensuite
sur les autres concerts Myspace, le premier passe super bien, les deux autres,
bof à mon goût, mais nous ne sommes pas à plaindre !
On part manger et puis c’est
l’heure de sortir !
Julien et Olivier
connaissent bien Melbourne et nous emmènent donc dans des endroits complètement
perdus et trippés. Exactement ce que tu me disais, Elina. Tu rentres dans une
ruelle sombre, il y a des poubelles, ça pue, c’est taggué dans tous les sens,
tu te dis que dans 5 min tu vas soit te faire agresser, soit violer, bref, tu n’es
pas super rassuré, et en fait, BAM, tu entres dans un bar complètement trippé,
avec des décos rouges à la madrilène, un toit mi-ouvert mi recouvert de toile,
et c’est le top.
On enchaîne sur un autre
bar, autrement trippé,la décoration d’hôpital,
avec des brancards, des seringues, ça fait un peu flipper, mais qu’est-ce que c’est
drôle ! Ca me rappelle vraiment mes virées découvertes à Madrid !
Et puis un dernier
bar/boîte, moins trippé mais bien sympa et bien caché, à tel point que je ne
suis même pas certaine de pouvoir retrouver !
Nous voulons enchainer sur
le Casino car il parait que la vue y est terrible mais c’est mercredi soir, il
est 4H du matin et donc la boîte n’est pas ouverte, il n’y a que les machines à
sous et les vieux qui y jouent, on décide de rentrer dans notre superbe van
garé en PLEIN MILIEU de la city (bon, dans une rue parallèle à la rue
principale, quoi), hyper classe et pratique, mais on y dort pas si mal (2H) et
puis il faut se bouger, se doucher, aller voir St Kilda, alors on y va. Il fait
super chaud et beau, on n’est pas super efficace et on passe l’aprem à se
connecter dans différents cafés qui ont le wifi, sans trop explorer le
quartier.
On se rattrape le lendemain
et on passe un peu de temps dans les rues, sur la plage, on se fait un jogging
d’une bonne grosse heure avec coucher de soleil bien sympa, petite sortie
concert aussi à l’Espy (Esplanade Hotel), avec encore des rencontres
improbables à souhait : le groupe qui va jouer est un véritable casting à
lui tout seul.
Pas un casting de beaux
gosses, non. Un casting de vieux musicos sur le retour, c’est fabuleux.
Le batteur ressemble à un
gaulois avec sa moustache de ouf, le chanteur a un style assez spécial et
visiblement peu de neurones puisqu’il entame sa 1e chanson en
prenant équilibre sur une enceinte bancale, il se ramasse donc lamentablement 3 mètres plus bas, en
faisant tomber l’enceinte et sa bière par-dessus, classe ultime.
Mais le public l’aime, entre
un vieux Francis Lalanne à fond, un mix de Thierry Lhermitte et Gigi, on se
marre, c’est génial.
Franchement, Melbourne est
une ville merveilleuse, et autant j’aime par-dessus tout Sydney d’un point de
vue esthétique, autant Melbourne a un potentiel culturel incroyable que je ne
demande qu’à explorer un peu plus :)
On avance la route en
direction de Melbourne, toujours. La côte est plus jolie par là, on s’arrête
notamment à un endroit qui s’appelle Eagles Nest et qui est vraiment chouette.
On arrive ensuite sur Philip
Island, où il est possible de voir les plus petits pingouins du monde ainsi que
des phoques. On voit les phoques de très loin, mais les pingouins de près. On
s’installe près de la plage avec plein d’autres gens (plein d’asiatiques
notamment) et on attend que la nuit tombe, car les petits pingouins attendent
la nuit pour sortir de l’eau, à cause des mouettes. On se caille très très
sévèrement, mais ça vaut le coup d’attendre. Hop, ils sortent de l’eau, ils
sont adorables ! Je craque ! Ils avancent avec leur petite démarche
toute mignonne, se serrent les uns aux autres, et hop, ils courent sur la plage
pour aller se cacher dans les herbes et y passer la nuit. Vraiment trop
drôles ! On peut ensuite aller les regarder dans les dunes, on les voit de
bien près, c’est trop trop chou. Pas de photo car nous n’avions pas le droit
mais je vous en mets une pour vous montrer à quoi ils ressemblaient.
On sort à 21H, complètement
gelés et affamés, et on se dit qu’il est IMPOSSIBLE de cuisiner dehors par ce
froid, on cherche un truc ouvert, rien. On crise. On se tape 45 min de route
direction Melbourne pour finalement tomber sur un Mc Do. Il est blindé, un bus
d’étudiants s’est arrêté avant nous, il yune queue de malade, on crise, et là… l’idée lumineuse !
On remonte dans le van, on
part au drive-in, 2 minutes d’attente, hop, on a notre bouffe, on rentre avec
dans le Mc Do et on mange au chaud pendant que tous les autres font encore la
queue. Ahahaha. Vive les grandes idées !
On se trouve un chemin un
peu boueux et on y dort. Le meilleur spot depuis le début selon Nico, je ne
sais pas si j’approuve, mais bon, on a bien dormi, au moins.
Réveil tard grâce à l’ombre
des arbres. On bouge à Narooma pour petit déj et prendre des infos sur l’île
qui est en face et où on peut observer des manchots, mais pas de départ ce jour
là. Oui, des manchots, et oui, il fait un peu froid.
Un vieil aussie nous accoste
et nous recommande une route par la côte. On la suit mais il pleut donc on ne
profite pas trop du paysage. On arrive à Eden qui ne se rapproche pas
franchement du Paradis. On visite le Whale Killer Museum qui abrite la carcasse
de Tom, l’orque tueur de baleines au début du siècle. Il y a d’autres
squelettes, c’est intéressant mais l’odeur nauséabonde qui règne là nous pousse
à écourter notre visite. On sort après avoir rempli le livre d’or d’une petite
touche personnelle… et on tombe sur MA touche personnelle. J’ai laissé les feux
allumés et la batterie est déchargée, super. En plus on est garés en pente avec
l’avant qui tombe, donc petite galère pour pousser le van. Un groupe de
néerlandais vient nous aider, on pousse, Nico démarre en pente et c’est
reparti ! Ca réchauffe hein !
On mange une salade en plein
vent, énorme bonheur, il caille vraiment. On se fait un ami chien à qui on
lègue notre carcasse de poulet. Temps de merde.
On roule, rien de spécial à
voir, les paysages reprennent des airs de Normandie, c’est presque la déprime.
On arrive à Bairnsdale qui est sensée être une grosse ville, mais c’est dimanche
et il n’y a rien.
On essaie de se connecter au
Mc do mais la connexion est lente et nos ordis se déchargent. On trouve un
Bowling & Croquet Club, on remplit une carte de membre comme d’hab et on s’installe
au chaud, on recharge les ordis, on trie nos photos et ça ferme. Dehors on se
les caille, pas la motiv de cuisiner dehors, on achète un truc, on mange au
chaud et on galère pour trouver un endroit pour dormir, comme chaque soir, c’est
affreux. On tombe sur des champs, ouf. On se cale là, on matte deux films et
dodo. Je commence à me les geler sévère et je n’aime pas trop ça… grrr…
On passe ensuite un bout de
la journée à Jervis Bay, on profite de la superbe plage de Murrays Beach avec
vue sur Bowen Island. Il y a une walk de 5 km, on décide de la faire en courant, ça fait
un peu de sport, je la fais une fois, Nico deux fois (motivé n’est-ce pas).
Douche puis déj au soleil. Ca
sent les vacances, je me sens zen, c’est trop agréable.
On avance un peu la route et
on trouve une aire de repos où on a le droit de faire un feu et de dormir, un
peu comme en Western Australia. On y fait donc à manger, Nico va chercher du
bois pour le feu, il se trimballe avec des araignées énormes sur lui, c’est
assez affreux, mais l’homme étant plus fort, il domine la situation. Nico en
écrase une et moi je jette la poële sur l’autre qui essaie de nous attaquer. Enfin,
on croit.
On croise aussi une maman
oppossum avec son bébé sur le dos, trop trop trop doudouuuuuuuuuuu !!!!
Bref, c’est la vie sauvage à
son comble entre fourmis géantes qui attaquent notre bouffe, araignées qui ne
veulent pas qu’on mette le bois au feu et bruits de partout. Ca me rappelle des
souvenirs ! Puis film et dodo.
Route de Wollongong, sous le soleil, c’est trop beau.
Encore étrange, car je l’avais fait avec Elina, dans un tout
autre état d’esprit. En quelques mois on change…
On mange à un endroit super beau, assez sauvage, et puis on
part dormir près de Kiama, dans une carrière, encore, il faut croire qu’on aime
ça. Ce n’est pas le cas du chef de chantier le lendemain mais bon.
On bouge à Kiama et on profite du blowhole qui est assez
impressionnant. On se fait le petit déj là-bas avec vue mer, il y a pire,
regardez la photo.
Nous avons continué notre descente vers Sydney en passant
par des bleds perdus tels que Forsters où nous pensions trouver de l’improbable
mais rien, en vérité. Nous prenons donc la décision d’arriver plus vite à
Sydney, ce qui me laisse donc la possibilité de voir Elisa avant qu’elle ne
reparte en France.
Petite halte à Port Stephens sous le soleil cette fois. On
fait les cons dans les dunes, c’est tjs aussi beau que quand j’étais venue avec
mes potes en avril, Nico a l’air de bien kiffer, c’est cool.
On trace ensuite à Sydney. Je suis émue de retrouver cette
ville que j’aime tant. On passe à Bondi Beach, qu’est-ce que ça fait bizarre !!!
Je vais frapper à la porte de notre ancien appart, une nana ouvre, l’appart n’a
pas bougé, c’est bizarre. Nostalgie. Et ma petite Elina qui n’est plus là.
J’emmène Nico au YHA de Bondi, on se douche et on se prépare
pour sortir car oui, ce soir c’est la fête. Encore bizarre car le YHA, c’était
ma 1e nuit en Australie… la boucle se boucle…
On rejoint Arnaud que je n’ai pas revu depuis Cairns dans
mon bar favori de Bondi, le Bungabar, où je ne suis pas allée depuis le 14
juin, avant de prendre l’avion pour Townsville et ce grand tour de l’Australie.
Quelques verres plus tard, Elisa nous rejoint, on mange,
puis elle conduit notre van jusque chez Manu dans le centre. On boit des coups
chez lui puis on sort tous à Kings Cross sauf Elisa qui rejoint sa mamie à l’hôtel
(sa grand-mère est venue la voir en Australie, génial non ?). On va au
World Bar, bar de ma rencontre avec Arnaud, Elisa et toute la bande. On boit
des shooters à la théière, concept de l’établissement, on se lâche sur la
musique (et ça gratouille et ça gratouille), et puis il est 4H30, ça ferme.
On cherche des boîtes à after, mais à part les clubs remplis
de trav sur Oxford St, rien.
5H30 on rejoint le van, il fait quasi jour.
8H30 on se dessèche dans le van.
9h on ouvre la maison de Manu qui nous a gentiment laissé
ses clés et je squatte son lit ! Ouiiii ! Merci Manu (qui doit
galérer au boulot) !!! Douche chaude, recharge des ordis et on part
direction le Sud.
Nous ne sommes pas franchement enchantés par la descente de cette côte, en tout cas depuis Brisbane.
Peut-être que je deviens difficile, ou alors la côte Ouest était trop belle et du coup à force de voir de belles choses plus rien ne m'enchante, mais bon, franchement, là on se fait un peu chier, pour rester polie. On a adoré Byron Bay, la balade était vraiment très belle, mais la suite de la descente, bof.
On a donc dormi hier soir à Coffs Harbour, on a visité quelques plages ce matin, et puis on a tracé à Port Macquarie, qui ne nous enchante guère.
On va donc tracer rapidement jusque Sydney puis on va pousser jusqu'à Melbourne car on a encore le van pour 2 semaines.
Je pense ensuite quitter l'Australie pour la Nouvelle Zélande, puis profiter un peu de Sydney (ou l'inverse, d'ailleurs), et puis si j'en ai marre avant l'heure, je rentrerai. Je ne sais pas encore, c'est confus, sinon je finis de dépenser l'argent qu'il me reste et je rentre. Ca peut nous amener quand même à janvier, mais nous verrons.
Nous avons quitté le
trottoir du City backpacker où nous avions élu domicile pendant 2 jours pour
aller dormir dans le parc national au dessus du Jardin Botanique, un peu abusé,
mais agréable.
Nous quittons donc Brisbane
et nous engageons comme à peu près tout le monde sur l’autoroute… samedi,
départ en WE, embouteillages, nous sommes doués à vrai dire.
Nous arrivons à Surfer
Paradise, qui est bien loin de ma conception du paradis si je puis me
permettre. Une longue plage avec des immeubles plantés dessus. Un CBD sur la
plage.
Quelle drôle d’idée… je
n’accroche pas du tout, et la fatigue ne doit pas m’aider à apprécier. Nico me
lance un semblant de yes man, que j’accepte car je trouve ça easy, on se
retrouve donc chacun avec un tatouage ridicule, pour lui, un petit cochon sur
l’épaule, pour moi le lapin de playboy qui sort de mon haut de maillot de bain.
Classe mais relax, on assume.
Comme nous n’avons pas envie
de (re)faire la fête et que Surfer Paradise semble une ville dédiée à cet ouvrage,
nous quittons Surfer pour Coolangata, où nous cuisinons un super wok, faisons
la vaisselle sous la douche de la plage et mettons 2h à trouver un endroit pour
dormir (parce que NON je n’avais pas envie de dormir au bord du terrain de foot
qui allait se remplir le lendemain matin… ce qui ne dérangeait pas mon acolyte
visiblement), nous nous retrouvons donc dans un endroit vachement mieux, une
zone industrielle, près d’un lac (remake d’Hervey Bay et des canards et ibis
qui hurlent), avec des kékés qui font des freins à main (mais ça non plus ça ne
réveille pas Georges qui dort profondément apparemment), une nuit idéale en
épanouissement total, sur laquelle on enchaine un petit jogging matinal qui me
tue complètement parce que j’ai encore des courbatures, pas de jus, bref…
Et puis on roule en
direction de Byron Bay où nous avons décidé de jouer aux locaux et de goûter
aux fameuses Sunday Sessions australiennes.
On la joue donc à
l’australienne jusqu’au bout : jogging sur la plage, barbecue sur la plage
(saumon haricots, sisisi, très healthy même si on a eu quelque mal à faire
cuire nos pauvres haricots), puis, moins healthy, 14H, installaton au bar
local : Beach Hotel avec un petit verre de Sparkling wine tout en
profitant d’un concert donné par le sosie de Woopy Golberg. Le bar est rempli
d’australiennes en robes de soirée avec leurs bébés en pousettes, leur mari en
short et tongs buvant des bières, bref, la Sunday session c’est apéro général
du matin au soir. Pour nous elle commence à 14h en short et tongs et se termine
vers 21h en robes de soirée et perruques... Ca amuse les gens dans la rue et ça
nous permet de rencontrer plein de gens. On nous fait comprendre qu’on ne peut
pas rentrer en boite comme ça. Nous arrivons malgré tout à nous installer à la
terrasse d’un restaurant, nous attirons tous les regards, et pour cause. Puis
nous enlevons les perruques (et la robe de soirée pour Nico) et nous repartons
au Beach Hotel rejoindre nos nouveaux amis, dont une australienne qui ressemble
à un trav brésilien, c’est assez drôle. Vers 23H, on part se coucher, c’est
l’avantage des Sunday Sessions, on fait une nuit normale.
Pas de photo désolée, plus de photos ou un autre point de vue sur http://cap.kikooboo.com
Nous voici donc de retour a Brisbane. Nous squattons le trottoir en bas du City backpacker ainsi que leurs toilettes et douches, parce que bon, il ne faut pas deconner non plus, on abuse ou on abuse pas, et nous, on abuse, en toute beaute. On cale les portes avec des bouts de bois pour qu elles restent ouvertes, on recharge nos appareils photos pendant qu on se douche, bref, rien ne change.
Petite balade au Jardin Botanique hier, quelques photos.
Petit coincage du van, du grand art dont je suis assez fiere. N allez pas croire que je me suis lamentablement plantee, c etait volontaire. Petite explication : le parking n a pas de sortie, je n ai pas envie de faire demi tour, Nico me lance un "vas y monte sur le trottoir", moi, bien sur, je le fais, et bien sur, le trottoir fait EXACTEMENT la taille du van. Inutile de preciser qu un fou rire s ensuivit, notamment parce que j empeche les bus de se garer ? Que tout le monde nous regarde et que c est la honte ? Bref. On fait une belle paire de debiles parfois.
Retour a Brisbane. Petit footing sur les berges, pas easy du tout pour ma part :-( Hygiene de vie de merde...
Nous avons revu Antoine hier soir, pas de photos, on n y a pas pense, en fait, et peut etre que c etait mieux comme ca, aussi. J ai encore plus de courbatures car j ai saute partout, pensant que je jouais de la guitare sur la scene, vous voyez le tableau.
On bouge de Brisbane sous peu, des news rapidement (comment ca j ai la flemme d ecrire ?)
Apres cette magique soiree a Tin Can Bay (qui est a la base celebre pour ses dauphins et non pour ses hommes aux oreilles poilues), nous nous reveillons le sourire aux levres parce que bon, quand meme, ca n arrive pas tous les soirs des soirees pareilles.
On continue notre descente par Rainbow Beach, ou il pleut, donc on ne profite pas trop de la vue (qui reste pas mal, malgre tout), on s essaie au petit dej et ca passe plutot pas mal (apres les frites de la veille).
On pousse ensuite direction Noosa, qui s avere etre une jolie petite ville, avec une tres belle vue depuis le lookout du Parc National. On fait une petite walk dans le National Park ou Nico voit donc son premier koala (elle est beeeelleeee pistacheeeee), on se fait une session vagues (qui sont vachement fortes, je me fais "avaler" par les vagues comme a Bondi pour ceux qui se rappellent) puis douche on the beach (classe, toujours), le van ressemble de plus en plus a un truc de gitans avec nos maillots qui sechent... bref...
Session courses aussi, on se prend une grosse saucee sur la tronche, vive la cote Est et la pluie qui arrive sans prevenir. C est donc la joie car il y a un orage de malade et nous on n a pas de maison et on doit cuisiner dehors. O joie, O bonheur. On trouve un abris dans Noosa Woods, ou des allemands ont la meme idee que nous. On passe la soiree dehors avec eux, on s amuse bien, eux je ne sais pas trop, mais peu importe.
Le lendemain est difficile mais on arrive a pousser jusqu a Brisbane. Ouf.
Nous avons continue notre descente tranquillement depuis Hervey Bay et avons passe une soiree completement memorable a Tin Can Bay. Pour info, nous avions une motivation hors du commun ce soir la et avions tres envie de sortir. Nous aurions pu rester a Hervey Bay mais ca ne nous a visiblement pas traverse l esprit, alors comme des blaireaux (permettez moi l expression), nous avons pousse a Maryborough, qui ne nous semblait pas top, puis Tin Can Bay, trou du cul du monde, rien du tout, la deprime totale.
On apercoit un genre de bar PMU, on voit de la lumiere, on decide d entrer, et la c est le drame.
Une soiree plus que memorable :-D Deja la super carte de membre, ensuite la population du bar, entre les vieux alcoolos, les vieilles qui claquent leur salaire dans les machines a sous, mais surtout, surtout ce bel homme avec des POILS AUX OREILLES. Sisisi. On n en revenait pas. Photos a l appui. Une soiree merveilleuse, vraiment, sortie de nulle part, incroyablement drole.
On demande a la serveuse combien coutent les frites qu elle mange, elle nous les offre. Mattez la portion (oui on mange super sainement en fait...).
Un grand moment d improbabilite comme je les aime.
Réveil tôt, encore,
notamment à cause des cris d’oiseaux (j’ai cru que Nico allait me tuer quand je
lui ai montré « le super endroit où on va dormir » et que tous les
ibis, canards et autres oiseaux se sont mis à piailler dans tous les sens), on
part se faire nos pancakes au barbecue (pourquoi s’emmerder ?), et puis on
embarque sur un bateau pour aller observer les baleines.
On peut dire que le bateau
speede pas mal, avec ses 4 moteurs de 300 chevaux, ça me rappelle des virées
sur le Léman, dis donc.
La nana du bateau nous prend
pour des vieux et insiste pour que nous restions bien assis au fond de nos sièges,
qu’on mette des K-way qu’elle nous fournit gentiment.
On fait semblant de sauter
en l’air et de s’envoler, ça ne la fait pas rire du tout. Tant pis. Un regard
vers Fraser Island et tant de bons souvenirs…
On s’arrête pour observer
une baleine et son bébé. On a le droit de se lever, c’est le top, ils sont tout
près et ils sautent dans tous les sens. Le bateau bouge aussi dans tous les
sens, la mer n’est pas au plus calme, mais ça vaut le coup.
On prend plein de photos, on
est d’ailleurs les seuls à l’avant du bateau à se démener pour avoir THE photo,
et la nana du bateau comprend qu’on est des VRAIS aventuriers, ahaha, elle nous
explique plein de trucs qu’on ne comprend pas franchement, elle nous prévient
quand le bateau va rentrer dans un creux trop hard et qu’on risque de mouiller
l’appareil, elle nous entend pousser des cris aigus et nous explique donc que
pour attirer les baleines, il vaut mieux imiter le cri d’une vache que d’un
dauphin. Oops. Je me fais tremper par une vague aussi. Bref, on s’amuse bien,
comme d’habitude, on voit plein de baleines, on prend plein de photos, on voit
même des tortues sur le retour, pas mal pas mal même si ça reste cher.
Petite session geek et puis
on va se préparer à avancer, encore.
On repart, on s’arrête à
Town of 1770 (qui porte ce nom car Cook est arrivée ici en 1770), petite walk
sympathique dans les rochers avec vue sur les bancs de sable dans l’eau (hélas
ça ne rend pas non plus en photo). C'est super joli, on se croirait au bout du monde. C'est paisible. ("C'est cetntral, quoi ...")
On y déjeûne et on repart.
Nico voit un magnifique jet
d’eau au bord de la route et me lance donc mon défi Yes Woman. Je relève le
défi et sors donc avec mon bonnet de douche à fleurs, mon haut de maillot de
bain, ma jupe et mes tennis et pars prendre ma douche sous l’arrosage
automatique des champs. Je dois avouer que le jet me fait presque tomber par
terre et que mes chaussures s’en souviennent (la boue, tout ça). Hélas, il n’y
a pas grand monde pour admirer mon exploit et nous pensons donc relancer le
challenge à un lieu plus fréquenté, comme l’autoroute par exemple.
On arrive à Hervey Bay avant
la nuit, on réserve une croisière pour aller voir les baleines pour le
lendemain.
Comme il ne fait pas encore
nuit, on en profite pour aller faire un footing chacun de notre côté. Je pars
sur la plage pieds-nus et je cours, je vole, je trippe, je ne sens même pas la
fatigue, je ne comprends pas, 50 minutes de courses et le cerveau détendu, quel
bonheur. Nico de son côté se blesse au mollet, ce qui est donc moins cool.
On fait nos romain-michel et
on prend donc une douche dans un backpacker, puis on se fait un petit barbecue
au bord de la plage, tranquille.
C’est assez étrange, parce
que la dernière fois que j’étais ici, c’était avec Elina et Julien. C’était la
galère, entre mon sac perdu, l’accrochage de voiture etc. Mais Julien avait
fait le même footing que moi sur la plage, nous avions mangé au même barbecue
et nous avions dormi au bord du même petit lac. Petite nostalgie. Un coup de
fil à ma puce, elle va bien, c’est tout ce qui compte (même si tu me manques
hein).
Lendemain, on se fait des
crêpes au petit déj (on a décidé de manger le matin, finalement, parce que
quand on se lève à 5h30-6H on ne tient pas la matinée sans avoir faim) puis on
embarque sur un ferry pour Great Keppel Island qui selon le Lonely Planet offre
des plages de sable blanc superbes et de jolis sites de snorkeling.
Le temps n’est pas au top,
on a un peu peur mais finalement ça se dégage.
On décide d’explorer un peu
l’île en longeant la côte, et c’est vraiment superbe, en plus il n’y a absolument
personne, on en profite pour faire de belles photos et une longue longue
marche. Un croutage pour ma part, aussi, qui nous vaut un joli fou-rire (sables
mouvants et jambes en mousse obligent).
On rentre, on prend une
douche gratos à la Marina et on décolle direction le Sud.
On est explosés et du coup
on ne va pas super loin, on s’arrête à Calliope, on cuisine encore au milieu
d’un parking.
Pas mal de choses à raconter
depuis les Withsundays.
Une petite soirée de départ
à Airlie Beach assez sympathique, malgré le mal de terre pour moi.
On a ensuite repris la route
direction Rockhampton, avec un passage très Romain Michel, à savoir la cuisine dans
une cour d’école catholique en face de l’église. Grande classe. Grande cuisine,
quasi savoyarde : des pommes de terre aux oignons, lardons, herbes de
provence, pas mal.
On a passé une journée à
Rockhampton à faire les trucs un peu chiants, comme la lessive, la douche, le
trajet etc.
Petit cadeau du ciel le
soir : on part direction Keppel Sands en prévision de notre croisière du
lendemain à Great Keppel Island, et de nuit, la route devient super enfumée.
D’un coup, une vision. Des
flammes sur notre gauche. Elles embrasent la montagne, longent la crête de la
colline, c’est magnifique. Les flammes crépitent, on s’arrête pour admirer,
c’est vraiment superbe, on dirait de la lave qui coule sur le flanc de la
colline. On bloque. Gros trip.
Les photos ne rendent rien,
hélas, mais ça reste gravé dans ma mémoire comme un petit moment d’éternité.
Le soir, on cuisine encore
comme des gitans par terre sur le parking de la marina où il y a des toilettes
et douches, le pied pour faire la vaisselle et se laver les dents.
Nous sommes donc partis
lundi à 13h sur Wings II, un charmant catamaran et son équipage, pour deux
jours et deux nuits en direction des Withsundays.
Nous étions 25 à bord, que
des jeunes comme nous, 4 français, un belge, pas mal d’allemands, un couple de
canadiens.
Je me suis gavée de petites
pilules anti-mal des transports et donc anti-vomitifs (histoire de ne pas péter
un câble…) qui ont marché quasiment tout le temps, j’ai été brassée mais pas
malade, ouf.
Nous avons été explorer un 1e
site de plongée, snorkelling pour moi, diving pour Nico. Super déçue, rien de
spécial, luminosité merdique (le soir, me disais-je), pas mal de poissons mais
coraux morts, bref, pas enchantée par la vie sous-marine. En plus, on est sensé
rester dans un périmètre délimité, le genre de truc que je ne supporte pas,
alors comme d’habitude, je fais quand même le truc interdit et je m’éloigne un
peu, et c’est déjà plus sympa sous l’eau, je suis contente.
En dehors de l’eau, la vue est
bien agréable, de jolies îles vierges, et des gens assez sympas.
La première nuit m’est
difficile, ça tangue, j’ai vraiment du mal à me calmer, je dors super mal. Je
me réveille pour le lever de soleil qui est joli.
Petit-déj tous ensemble,
puis on nous emmène sur Whitehaven Beach.
Alors là, c’est de la
tuerie.
Des étendues de sable qui plongent
dans l’eau turquoise et ressortent en bancs par endroits.
Paradis sur Terre.
Encore une fois, je me sens
hors du temps. Rien que pour cette vue-là, je me dis que ça valait le coup de
se taper les 1000 km
en 2 jours.
On passe ensuite quelques
heures sur une plage de cette île, on dit que ce sable est le plus pur du monde
et le plus fin. Il se faufile partout et il faut faire attention aux appareils
photos…
Bon, le seul truc qui me
gonfle un peu c’est le côté « Groupe », photos de groupe, gnagnagna,
je reste au début et puis je pars faire ma vie toute seule pour prendre
quelques photos et tripper toute seule. Je n’aime pas les tours, même si les
gens sont sympas, je ne m’y fais pas…
On part de la plage et on
nous emmène sur un 2e spot de plongée, qui est un peu mieux niveau
poissons et coraux, mais la luminosité est toujours aussi nulle, on dirait que
l’eau est crade, on n’y voit pas grand-chose, je suis super déçue, j’ai encore
les images du Ningaloo National Park en tête et je n’arrive pas à m’en défaire.
3e spot de
plongée, même chose. Bon, il va falloir s’y faire…
Le soir arrive, une plongée
de nuit est organisée, j’ai trop envie d’y aller mais c’est seulement pour les
expérimentés, je ne peux donc pas y aller.
Je bois une Smirnoff Ice
pour me consoler et en attendant le retour de Nico qui a pu y aller :p
Les plongeurs reviennent
enchantés. Grrrrrr il faudra que je passe le PADI un de ces jours moi…
On a droit un repas bien
garni (on est super bien nourri, sainement, à profusion, le top), puis séance
diaporama avec les photos du jour. Je pars me coucher tôt, je suis explosée et
je ne me sens pas au top.
Ca tangue à mort, je pète un
câble dans mon lit, impossible de m’endormir, j’essaie avec la musique (pour
masquer les ronflements d’un allemand), mais ça tourne trop, alors je choisis
la méthode la plus bourrine qui soit : somnifère.
Sommeil artificiel mais
sommeil tout de même et ça fait du bien.
L’équipe nous réveille à 6H
pour qu’on aille plonger. C’est super rude, je ne suis pas du matin, je veux
mon café et qu’on me laisse tranquilleeeeeeuuuuuuu !!!
Le café arrive, ça y est, j’ai
envie de plonger. Il paraît que c’est gavé de tortues, je n’en vois pas une, ce
n’est pas faute d’avoir suivi le reef de long en large. Seules deux filles
voient une tortue.
Bon, et il faut rentrer,
alors on rentre.
On se fait un Mc Do avec
quelques personnes du bateau et puis on décide qu’on va rester à Airlie Beach
ce soir histoire de profiter du pot de départ organisé par le Crew de Wings II,
un peu d’alcool gratuit.
De mon côté, petite baisse
de forme, après le mal de mer, le mal de terre, ça tangue dans tous les sens,
moi qui avais hâte de retrouver la terre, je pète un câble, ça tourne, j’ai
envie de vomir, bref ce n’est pas franchement la joie.
Bon, malgré tout, c’était
magnifique et super agréable comme petite croisière, je n’ai juste pas de
chance d’être brassée comme ça, et puis d’être blasée à force de voir des
belles choses. Manu m’avait prévenu, mais il avait raison.
Donc Withsundays Islands :
top. Plongée : bof bof. Qualité du service et sympathie de l’équipage :
top. Qualité de mon estomac : pas top du tout.
Premier défi : la soirée avec les oreilles de lapin, que vous avez vues. Danser sur le billard. Mission réussie.
Lendemain matin, nous nous vengeons. Elina et moi avions acheté des bonnets de bain extrêmement laids pour nous 3. Défi : les porter au bord de la piscine du backpack, avec en prime pour Nico, un joli tattoo sur l'épaule en forme de rose. Mission réussie.
Il se venge en nous demandant de jouer les vraies romain-michel. Défi : s'habiller comme des manouches, avec le bonnet sur la tête, et sauter sur les voitures au feu rouge pour les laver. Vous voyez la scène ? On relève le défi, on sort avec une éponge et un seau d'eau emprunté au backpack, on se fait capter et la nana de la réception nous récupère le seau. Pffff. Mission reportée, donc.
On se balade aussi en pleine ville avec des moustaches pour Elina et moi et le bonnet lapin pour lui. On prend des perruques et on prend des photos devant le Myer (les Galeries Lafayettes australiennes). Mission réussie sans problème.
Autre défi : aller faire un karaoké. Mission réussie aussi.
Se déguiser en travestis. Mission réussie.
Nico devait plonger dans la piscine et montrer ses fesses sous l'eau de manière à ce qu'on le voit depuis le bar (piscine ouverte sur le bar sous l'eau, soit disant pour la sécurité des gens, selon moi pour matter les jambes élancées des demoiselles). On a oublié donc mission reportée aussi.
Je vous tiens au courant des prochaines missions, photos à l'appui.
Inutile de vous dire que je m'amuse bien, n'est-ce pas ?
Le départ est loufoque, je
laisse Nico conduire car il est en meilleure forme que moi apparemment malgré
sa soirée de follasse de la veille. C’est assez drôle de le voir conduire en
tongs avec ses ongles de pieds roses, et le voir gratter ses ongles de main
pendant qu’il conduit pour essayer d’enlever le vernis (parce que non, on n’a
pas pensé au dissolvant hein).
De mon côté j’essaie de me
remettre. On avance lentement mais sûrement avec Cannabis, notre van (Tu n’avances
pas très vite Cannabis !!! cf Astérix et Obélix Mission Cléopâtre), on
réussit à faire quand même 300
km et à atteindre Bundaberg le premier soir, où nous
mangeons un Subway (inutile de vous dire qu’il était inconcevable d’aller faire
les courses dans cet état là, donc rien à manger, donc take away food).
On n’a pas envie de s’emmerder
pour camper, on trouve un champ de cannes à sucre près d’une route en terre, ça
a l’air pas trop mal, on se cale là. J’initie Nico à l’art de vivre des
Romains-Michel.
Ne jamais se sentir gêné. Qu’on
campe au milieu de rien, ou pas. Qu’on soit sale (pas de ou pas). Bref vous
voyez.
Donc on se cale là,
tranquillement, on matte des films, parce que bon, le bon romain-michel a
besoin de se détendre avant d’aller dormir.
J2
Une nuit pas top top. Je
suis tellement crevée que je n’arrive pas à m’endormir, et puis il fait chaud
et moite, c’est un peu berk. Je n’arrête pas de me réveiller, bouger et puis à
5H30, avec le jour, impossible de me rendormir. Je me dis que je vais sortir du
van et laisser Nico tranquille, mais il pleut, en fait, donc j’attends et je
finis par sortir quand même.
En bonne Romain-Michel, je
fais ma toilette dehors, je me peigne devant le rétro, petit coup de ricil, et
bien évidemment je me change dehors, parce que bon les cannes à sucre s’en
fouttent de mes fesses.
Par contre la mémé qui se
ramène avec son chien deux minutes après aurait pu me voir. Elle vient me
parler, super, vous savez à quel point je suis du matin… bref.
Nico se lève, on part me
chercher le truc le plus vital qui soit de bon matin : un café.
J’initie Nico aux douches
des Romains-Michel : rentrer sans aucune gêne avec son sac à dos dans un
camping 4 étoiles et se diriger vers les douches. Prendre sa douche tout en
rechargeant son téléphone sur la prise. Et le tour est joué.
On se fait capter sur le
parking mais on dit qu’on s’en va et tout se passe bien. On est propres et c’est
tout ce qui compte.
Et puis on se tape une
motivation courses au Woolworth qui prend bien du temps parce qu’on ne se connaît
pas et on ne sait pas ce que chacun mange ou pas. Finalement pas de soucis, il
ne mange pas que des pâtes et du riz, j’ai de la chance.
Lui je ne sais pas avec mes
salades mais bon !
On décolle, il faut qu’on
trace absolument, il nous reste 700
km à faire si on veut arriver à Airlie Beach le soir-même.
Donc on passe la journée à
conduire en écoutant de la musique, les pauses sont courtes, ça n’en finit pas.
Petit stress au sujet de l’essence
quand notre réservoir touche à sa fin et que les deux pompes essence suivantes
sont vides. Mais on s’en sort, ce n’est pas la côte Ouest non plus.
Il est 19h, on arrive enfin
à Mc Kay, on se dit qu’on va dormir là, il ne nous manque que 120 km avant Airlie, on peut
faire ça demain, et puis il fait nuit depuis un moment.
En bons romains michels,
nous allons manger près de la plage, près des barbecues publics, éclairés par
les phares du van. Nous en profitons pour recharger à moitié dans le noir appareils
photos, ordinateurs et téléphones aux toilettes publics pendant que nous
mangeons (il faut imaginer la scène, quand même). Comme ça ne recharge pas
super vite et qu’on se fait bouffer par les moustiques, on attend dans le van
que ça recharge tout en lisant/écrivant.
Les manouches quoi.
Il faut ensuite sortir de la
ville pour trouver un endroit pour dormir gratuitement sans se faire capter par
les Rangers (vous connaissez la chanson maintenant). On est épuisés et c’est un
peu la galère, les quartiers résidentiels sont vraiment trop hype, on avance
dans la cambrousse, mais on se dit que les paysans ne vont pas trop apprécier
notre présence dans leurs labours, on voit alors un petit chemin qui mène à
notre lieu de dodo.
Pas le lieu de dodo idéal,
en vérité, mais on n’en peut plus et on se dit que ça va le faire.
On dort dans une carrière
donc, hein voilà, on continue à faire dans la dentelle, parce qu’il n’y a que
ça de bon (« On fait un détour parce que c’est JOLI ! »).
C’est super pratique parce
que c’est la pleine lune et notre van étant blanc, on ne passe pas du tout
inaperçu, mais pas grave.
Petit nettoyage aux
lingettes, qui ne change absolument rien, c’est super humide et je me sens
vraiment collante, c’est un peu dégueu.
En épanouissement total
donc. Tant pis pour les moustiques, on laisse les fenêtres ouvertes (Cannabis n’a
pas de moustiquaire, erreur fatale mais bon).
Encore un film, et on tombe
de sommeil cette fois-ci. Enfin moi, en tout cas, je m’endors dans les 3
minutes qui suivent et comme c’est rare je suis super contente.
Réveil vers 7h, j’ai dormi d’une
traite, youpiiiiiii !
J3
On sort du van, en plein
milieu de la carrière, normal.
Je m’éloigne un peu et je
vois qu’il y a des gens qui bossent sur des tracteurs, normal, nous on est au
milieu ou presque, classe ultime, encore.
Cela ne nous empêche pas de
faire quelques photos que vous pourrez apprécier à leur juste valeur.
On trace ensuite à Airlie
Beach, Nico a trouvé une nouvelle idée pour le jeu YES MAN, et s’il trouve un
système d’arrosage de champs de maïs /cannes à sucre, mon défi est de courir
dessous en maillot de bain et de me doucher là, devant toutes les voitures qui
passent. Mais genre, avec le gel douche et tout ce qui va avec.
Je suis prête à relever le
défi, pas franchement enchantée mais prête quand même.
Pas de chance pour lui, on n’en
trouve pas qui soit accessible.
Ce n’est que partie remise.
On cherche désespérément une
douche mais on n’en trouve pas dans les backpackers qui ont l’air d’avoir des
douches dans les chambres et non collectives. Merde. On essaie plusieurs mais
rien à faire. On cherche sur la plage, rien.
Et puis on trouve le lagoon
(oui, ici aussi il y a un laggoon car il y a aussi des requins et crocodiles,
ça faisait longtemps), on voit écrit « SHOWERS », on est fous de joie…
jusqu’à ce qu’on réalise que les douches sont dehors. En pleine vue.
Mais l’appel de la douche n’attend
pas.
Me voilà en maillot de bain,
gel douche dans une main, rasoir dans l’autre, et j’attaque donc ma toilette
devant tout le monde, ça pourrait être embarrassant mais je n’en suis plus là.
J’en profite même pour me couper les ongles.
Une photo à l’appui ?
Allez.
Ensuite, on se balade dans
Airlie pour choisir une croisière pour partir aux Withsundays, on choisit de
partir dès demain sur un catamaran pour deux jours et deux nuits. Des news très vite !
Part Two pour plusieurs
raisons. J ai perdu mon premier carnet, qui était sur le point d’être terminé.
J’entame donc le second.
Symboliquement, j’entre
aussi dans une 2e phase puisque j’ai perdu ma compagne de voyage, ma
petite Elina, avec qui je suis arrivée ici et qui ne m’a pas quittée pendant
presque 9 mois.
Les séparations ont été
difficiles, pour ma part, même si je me suis gardée de trop le montrer.
Et qu’est-ce qu’elle me
manque déjà, putain.
La soirée de départ fut
néanmoins mémorable, avec un thème plutôt délire Tight Your Ass / Moule ton
Boule.
Les photos parlent
d’elles-mêmes.
Hem.
De bien belles perruques
colorées, de jolies robes roses qui font puputes. Des leggings barriolés. Du
rose à lèvres et à ongles. Voilààààààà !
Le staff du backpack n’a pas
trop aimé qu’on leur vole la vedette (ni qu’on foutte le dawa), mais nous on a
apprécié donc c’était parfait. Je pense que nos roommates n’ont pas
particulièrement aimé le bruit certain que nous leur avons infligé en rentrant
mais bon voilà.
What goes around comes around.
Le lendemain matin fut
“somme tout un peu diffikile” avec la préparation express de mon back pack en
gueule de bois, douche express, check-out express, café apporté par ma puce
adorée avec une petite carte de départ qui m’a donné envie de pleurer, et puis
il a fallu aller chercher le van.
Grosse mission.
Nico et moi avons pris un
taxi pour y aller, en épanouissement total, petites difficultés dans les
virages. Grosses difficultés au moment de remplir tous les papiers du van (ça
tourne, des lettres, si si si).
En plus, on ne s’est pas
fait rôder du tout avec les ongles roses fluo de Nico (mains et pieds) son
permis rempli de café, ma gueule livide, mon regard jeté de temps à autre vers
les toilettes « Staff only », grande classe.
On prend néanmoins notre
super van et on le ramène à City Backpacker, où tout le monde a l’air de nous
(re)connaître de la veille, on charge les affaires et on part sauver (ou
détruire une fois pour toutes) nos estomacs au foodcourt :Mc Do pour Nico
et moi, noodles pour Elina, et Hungry Jack pour Antoine qui n’a pas une
meilleure tête que nous. Ahaha.
Et puis il faut y aller. Des
adieux à Antoine, qu’on reverra sans nul doute.
Retour au backpack et adieux
à Elina qui a des larmes dans ses petits yeux.
Mais on se revoit
bientôt ! Même si ça va être long…
Et puis c’est le départ.
But du trip : monter en
deux jours au Nord à Airlie Beach pour faire les Withsundays (1000 km en 2 jours sachant
qu’on décolle vers 15h, hem), passer 2 jours sur le bateau puis reprendre le
van et descendre tranquillement direction Sydney pour y arriver le 5 novembre.
En bonne insomniaque et amoureuse de la vie nocturne, je vous balance d'abord les photos de Brisbane By Night. Je m'attèlerai à la lourde tâche d'aller photographier les jolis quartiers de jour plutôt que de raviver feu mon bronzage au bord de la piscine...
Après une bonne salade de crevettes, nous avons pris le City Cat (ferry qui remonte la rivière) et avons pu profiter de la vue sur cette ville qui n'est pas sans me rappeler cette chère ville de Lyon (le fleuve qui la traverse, la Grande Roue, et certaines rues et bâtiments).
Escapade nocturne bien trippée pour ma part, appareil autour du cou, PJ Harvey dans les oreilles, et se laisser guider par les lumières.
Voilà, pas de photos exceptionnelles car avec le ferry qui bouge je perds en qualité, mais ça vous donnera une petite idée :)
Rien de très palpitant pour le moment. Nous
avons quitté l'hôtel 5 étoiles de Manu pour un backpacker pas trop mal avec
piscine, free internet, bar, vue sur la city.
-Un peu de
shopping pour remplacer les fringues niquées par la poussière rouge et les
machines à laver merdiques
-une coupe de
cheveux pour redonner de la forme à des cheveux qui poussent et partent en
vrille depuis le mois de décembre dernier (et gros regrets en vérité parce que
je n'aime pas ma coupe et que je me sens nue sans mes longs cheveux)
-perte de mon
carnet de voyage dans l’avion (autant vous dire que je suis profondément dégoûtée,
9 mois d’écrits perdus à jamais, génial…)
-retrouvailles
avec Antoine qui s'installe à Brisbane pour chercher du boulot en archi
-rencontre avec
Nico, le pote de Seb, qui a eu une arrivée un peu mouvementée (peu dormi à Fiji
apparemment + le vol + la fouille aux douanes + arrivée à Brisbane et tous les
backpackers pleins à cause du Brisbane Festival, mais ça s'est finalement
arrangé).
Voilà en gros, pour le moment on n'a pas
trop visité Brisbane, donc je n'ai pas de photos à mettre mais ça arrive
bientôt. Je ne suis pas plus emballée que ça par la ville a priori mais à voir.
Et puis c'est le début de la fin pour Elina
et moi, les séparations vont être difficiles je pense, on préfère ne pas y
penser. 9 mois ensemble, tous les jours, toutes les nuits, pas une embrouille,
je ne sais pas comment on va faire l'une sans l'autre mais nos routes vont se
séparer à la fin de la semaine.
Elina prend un avion pour Sydney et
repartira ensuite de là-bas, date de retour pour début novembre.
De mon côté, je pars faire la côte Est avec
Nico, nous partons vendredi de Brisbane, en van, on trace jusqu'à Airlie Beach
pour faire les Withsundays, et on descend pépère jusqu'à Sydney ensuite.
Nous avons également été initiées au Yes Man
par Nico. Le principe : se lancer des défis à la con (c’est mieux) et les
suivre, bien sûr.
Ca a commencé hier soir, nous avions pour
mission de porter de magnifiques oreilles de lapin rouges et bleues contre un
splendide bonnet kangourou. On a eu l’air plutôt cons je pense, cela ne nous a
pas permis de gagner la partie de trivia (l’accent de la canadienne ne nous
permettant pas de comprendre les questions, nous avons fini par répondre des
conneries en français que je ne citerai pas).
Bref, bonne petite soirée d’initiation qui
va continuer pendant un bon moment je pense.
Nous avons passé 3 jours à Perth, il faisait atrocement
froid, et nous stressions de dormir dans Dédé une dernière nuit.
8 mois plus tôt, nous avions rencontré Shane, ce prof
australien de 45 ans qui avait été super cool et qui nous avait proposé de nous
aider si on revenait. On avait repris contact avec lui et il proposait de nous
héberger gratos chez lui mais à parti du 21, or avec le froid nous sommes
arrivées une nuit plus tôt et n’osions pas lui demander à la dernière minute de
venir dormir chez lui.
On l’appelle pour gérer notre arrivée du lendemain et il
nous demande où nous sommes, où nous dormons, etc, alors il finit par nous
inviter à venir chez lui dans les minutes qui suivent.
Super accueillant, il nous prépare des spaghettis aux prawns
(grosses crevettes) avec vin blanc pétillant et glace, la classe.
Son salon est décoré un peu comme dans nos anciens
WWOOfings, avec des tableaux étranges, des lampes rouges, de vieilles
mapemondes… il invite des amis à lui et ils se roulent tous un joint.
Décidément tout le monde fume en Australie, c’est pas croyable ! Alors ça
embaume l’appartement ainsi que mon cher cerveau et mon pauvre estomac, mais
bon, c’est chez lui, que dire…
Le lendemain on nettoie Dédé et on le ramène à l’entrepôt
Wicked Van, c’est un peu triste de le laisser, ce brave Dédé !
Et puis on passe l’aprem avec un pote de Cairns, Yannick,
qui a l’air un peu en bad de rentrer en France, rien de rassurant. On fait les
courses et on se prépare à concocter à Shane et sa colloc japonaise, Monica, un
repas français. Toujours la même tarte provençale qui fait des ravages, avec du
vin rouge, et pour ces messieurs dames, toujours cette herbe qui les rend
euphoriques. Ambiance baudelairienne à souhait, c’est planant, mais on est bien
contente de retrouver le lit !
Dernier jour à Perth, nous rendons service à notre ami
Arnaud, qui a besoin d’un papier pour revendre son van et ce papier ne se
trouve qu’en Western Australia, à Perth, au Ministère du Transport. On trouve
donc le Ministère, puis le papier, et sur le chemin, miracle, un centre
commercial rempli de factory outlet. Toutes les marques à prix dérisoires, on
peut remplacer tous nos habits troués et niqués par la poussière rouge,
youpi !!!
On rejoint Yannick pour lui dire au revoir, et puis on a un
coup de fil de deux mecs qu’on avait rencontrés à Darwin, qui arrivent à Perth
et ont appris par David qu’on était là !
On est sensées rentrer faire une tarte aux pommes à Shane
mais bon, nos potes sont là, on prend un apéro, puis deux, puis trois, puis on
rentre, alors qu’on a envie de faire la fâte toute la nuit mais bon on a promis
le dessert et on a l’avion le lendemain matin.
Shane est là, complètement défoncé en train de corriger ses
copies (ahaha), et nous on est complètement bourrées et on doit faire la tarte
aux pommes (et manger, accessoirement car on a sauté le repas, d’où notre
ivresse), c’est un peu la galère mais on gère, il trouve notre tarte exquise,
il est tout heureux et chacun part se coucher.
DEPART BRISBANE
Le réveil est un peu difficile, on range tout et on prend un
taxi pour l’aéroport. Le chauffeur est un aussie super cool qui a fait le
Kimberley, on papote.
On part pour prendre l’avion et se taper les 4H de vols qui
nous séparent de Brisbane et là, c’est le drame.
On voit Sydney à la télé, paysages apocalyptiques, sous des
poussières rouges, on s’inquiète, qu’est-ce qui se passe, y’a eu une bombe ou
quoi ? Ca rappelle le 11 septembre.
En fait non, il y a eu une tempête de sable rouge venu du désert
qui a mis Sydney dans la nuit rouge. Les images sont incroyables. On est
dégoûtées de rater ça et on espère aussi que nos amis vont bien, on s’inquiète.
L’avion a du retard à cause des vols sur Sydney annulés,
l’aéroport fermé, mais bon on est à Perth donc loin, et puis Brisbane n’est pas
dans le NSW, ca devrait jouer.
On regarde les infos sur l’écran de l’avion. Sydney est sous
la poussière rouge, le soleil ne perce même pas, on se croirait dans un film de
science fiction. Ils disent que tout le New South Wales est touché et que ça
peut entraîner des maladies respiratoires si ça ne retombe pas vite.
Je regarde le trajet de notre avion, on est sensées passer
par le centre rouge, avec un peu de chance on verra Uluru, qui sait ?
Et puis là, la mer, en bas. Merde alors, on a changé de
trajet ? Ils nous font passer au dessus d’Adélaïde finalement, par le bas,
certainement pour éviter qu’on passe en plein milieu d’un éventuel autre nuage
de sable qui viendrait du désert.
Les paysages sont jolis, désertiques, lacs salés, du blanc,
du rouge.
Puis au bout de quelques heures de vols, on est au dessus du
New South Wales. On regarde par la fenêtre et là on ne voit plus rien. Un truc
flou, rouge orange, et des nuages blancs par-dessus. Non, sans déc, c’est le
nuage rouge ça ? Incroyable, ça s’étend à l’infini, vu d’avion. Waou. Ca
fait flipper même. Et puis on se rapproche de Brisbane mais ça ne disparaît
pas.
Je me dis qu’en fait Brisbane doit aussi être dans le caca.
Arf. Ca va être la merde ultime pour atterrir, c’est génial…
Alors on croise les doigts et on regarde par le hublot.
Au loin, du bleu, en bas ce nuage rouge, on dirait une vue
de l’espace avec l’atmosphère au loin, et dessous, mars ? la Terre ?
On attaque la descente. On se rapproche du nuage. C’est flippant.
Le pilote ne doit rien y voir du tout et même si son trajet est contrôlé
électroniquement ça ne doit pas être rassurant.
Ca y est, on est dans la poussière. Le soleil ne perce plus,
ça ne ressemble plus à la Terre.
Et puis on discerne l’eau, en bas. Oh lala c’est quoi ce
délire !!! En même temps c’est ultra excitant !
Et puis on se pose, dans un brouillard nuageux blanc/rose,
on ne voit même pas le bout de la piste, les avions posés au loin, rhooooo
c’est énorme de vivre ça !
Je ne peux m’empêcher de faire mes blagues débiles
« Bienvenue à Paris où la température extérieure est de 10°C et le brouillard habituel
vous accueillera dans la joie et la bonne humeur. »
On se croirait en France en automne, un peu (autant vous
dire que ça fait rêver hein…).
Et puis on sort, il y a plein de gens qui ont des masques
(enfin, surtout les asiatiques, comme d’hab ahah), on récupère nos bagages et
on prend un taxi direction l’hôtel de Manu. Le voyage est spé, on dirait qu’il
va faire nuit ou que la fin du monde est arrivée.
En gros, on ne voit rien. Pas de lumière, de la poussière
partout, plus si rouge ici, quel dommage rhaaaaaaa comme j’aimerais être à
Sydney et faire des photos incroyables !!!!
Bon, je fais quelques photos malgré tout, j’essaierai de
vous montrer la différence avec des photos « de jour ».
On arrive à South Bank, partie ultra chic de Brisbane,
devant un hôtel de luxe, le Rydges, où Manu nous attend. On ressemble un peu à
des clodos avec nos gros sacs à dos (un devant un derrière) au milieu des hommes
d’affaires mais peu importe.
Manu ouvre la porte de sa chambre et là, WAOUUU, il y a 3
lits doubles ! N’importe quoi !
En gros, sa boîte a réservé l’hôtel au dernier moment pour
une conférence et il n’y avait plus de chambre simple pour lui, il a donc eu
une méga chambre avec 3 lits, ce qui tombe parfaitement bien puisque nous
devions venir squatter.
Du coup c’est grand luxe, aux frais de la princesse (une
compagnie française célèbre de retraitement des eaux usées pour ne pas la
nommer).
Puis Manu doit partir à un dîner d’affaires, donc nous en
profitons pour prendre un bain (ça ne vous rappelle pas un film ça ? Les
visiteurs etc ?), on met des habits PROPRES (et neufs, accessoirement), et
on sort pour manger.
Sauf qu’il est 21H. Et qu’à cette heure là en Australie
c’est la galère. On finit au Subway à manger une salade. On se trouve un pub
bien cool avec un concert live (une chanteuse solo avec sa guitare,
complètement incroyable). Les chansons sont tristes, les paroles sont tristes,
le moral est en chute libre. Merde.
On est sur le point de rentrer chez « nous » que
Manu appelle, il va nous rejoindre avec son pote Antoine (pour la petite
histoire, qui est son meilleur ami de France, et qui a été embauché à Sydney
par la boite concurrente de Manu, exactement au même poste. Donc secret d’Etat
si vous voyez l’idée).
Puis il nous rappelle : « Euh les filles,
j’arrive, mais je suis avec mes deux supérieurs en fait. »
Aaaaaahhhh catastrophe, on ferme la veste, on descend la
jupe au max.
« Bonjour messieurs. »
On se retrouve habillées un peu comme des australiennes
(euphémisme pour dire habillées en putes, super court en fait) face à ces deux
mecs de chez Suez, super haut placés, et à aller boire des coups avec eux.
Finalement ils nous kiffent, on parle recherche d’emploi, EM Lyon, Groupe SEB,
politique d’expatriation, recherche d’emploi à Sydney, tour de l’Australie. Ils
trouvent que ce qu’on fait est génial et que ça se valorise grave. Ah ben c’est
rassurant, on n’y croyait plus trop nous.
Bon, et ça boit, et ça boit, ils n’arrêtent pas. On se fait
offrir des verres par les deux boites, c’est un peu n’importe quoi mais on gère
assez bien la situation et Manu n’arrête pas de nous remercier, parce que lui a
du mal à gérer qu’on doit dans un pub avec ses boss et son meilleur pote qui ne
devrait pas être là puisque ses boss savent qu’il est dans la boite
concurrente.
Mais bon ça gère.
Il faut rentrer à l’hôtel. Son boss dort aussi là. Il
propose à Manu de rentrer en taxi.
« Ah mais les filles habitent près de l’hôtel, elles
vont venir avec nous. »
Donc l’idée, c’est qu’on monte dans le même taxi, qu’arrivés
en bas de l’hôtel on leur dit bonne nuit, qu’on fait quelques mètres, on attend
au coin de la rue, puis Manu nous appelle « C’est bon la voie est
libre ».
Hop demi-tour, on rentre dans l’hôtel et hop dans sa
chambre.
Ahahah quelle galère.
Il est 3h alors dodo. Pauvre Manu qui se lève à 7H.
Bon et puis je me réveille vers 10h, et je crois voir Manu
rentrer dans la chambre et se recoucher dans son lit, je me marre.
Je me marre encore plus quand en me levant je découvre que
ce n’est pas Manu mais son pote Antoine. Imaginez l’idée. Ils ne sont pas
sensés trop se côtoyer ou se parler, mais alors si en plus ils se prêtent leurs
chambres pour dormir quand ils sont en gueule de bois !
Bref, je suis pétée de rire.
Je passe la journée avec Elina et Antoine (l’autre Antoine,
celui qui a voyagé avec nous de Cairns à Broome), puis on se chercher un
backpacker car le Rydges ne va pas nous accueillir trop longtemps, on tombe sur
un truc … mais incroyable !!!
Upper St,
une rue avec 4 backpackers.
City
backpacker. Piscine sur le toit avec vue sur la city, bar sur le toit,
une grande sale video avec des films qui passent (un vrai cinema en fait),
internet gratuity illimité en wifi, et plein de gens partout, on n’hésite pas
une seconde, on prend.
La journée se termine avec Manu, salle de sport de l’hôtel,
sauna puis jaccuzzi. Ca rappelle les débuts à Sydney ça, quand il nous
hébergeait dans son 5 étoiles.
Et puis nous sortons manger un bout dans un resto japonais,
puis dodo car tout le monde est crevé.
Là on se lève, on va faire un tour à la salle de sport
(régime oblige) et puis on check-out à 13H (Manu est adorable, il a demandé un
late check-out pour nous alors qu’il est déjà parti) pour rejoindre notre super
backpacker !
Nous avons pris l avion ce matin de Perth, apprenant au moment de decoller aue Sydney est sous des paysages apocalyptiques apres une tempete de poussiere rouge venu de l outback. Aeroport ferme.
5h de vol pour arriver a brisbane, la poussiere recouvre tout, on ne voit plus le paysage si ce n est un nuage rouge de fin du monde. L atterrissage est coton, on ne discerne rien. La lumiere du soleil perce a peine. on va tous crever , ou pas ahah.
Bref, regardez quelques images, on n en croit pas nos yeux...
J15 : On n’a pas
franchement dormi. On prend le petit déj au bord de la highway, les gros
routiers nous klaxonnent.
Epanouissement total.
Un bus de touristes s’arrête
sur notre aire, au ralenti, ça donne tout le monde qui nous regarde, nous les
romain-michel la tête dans le cul, lunettes de soleil, en train de boire le
café. La classe ultime.
Les Romain-Michel ou les
Deschiens, on se demande…
Je me trouve à l’opposé de
ce qu’on peut appeler sexy, mais ça n’arrête pas les routiers, qui klaxonnent.
La sexitude c’est relatif en
fait. Ahahah
On attaque la descente.
Dongara, Denison. Nous faisons quelques courses de bouffe et prenons toujours
la même chose ESSENTIELLE : le café, pour se réveiller.
Les plages sont moins
belles, ça fait Bretagne hors saison, ou autre chose en fait, je ne sais
pas J
Une route étrange, pas glop.
Jurien Bay.
Très mimi, mais hors saison
aussi, on peut nager avec les otaries. Ca fait trop Grand Nord, non merci.
Et puis on se dit qu’on n’a
rien à faire alors on descend.
On trouve que les paysages
ont changé depuis notre passage en janvier-février.
On trouve un merveilleux
look-out où on décide de dormir.
J’ai déjà rêvé de ce lieu,
quand j’étais à Darwin. Je suis juste émerveillée, on mange à 17H30 et on
s’habille chaudement.
On passe la soirée dans Dédé
à regarder les épisodes finaux de Lost saison 5 (et saison ultime je suppose,
grrrrr). La fin est ouf, on débat pendant 1h.
Petite méditation et dodo.
De très bonnes ondes ici.
J16 : Les Romains
Michel puent et décident qu’il serait temps de se laver. Elles s’arrêtent donc
sur une merveilleuse roadhouse, comprenez relais routier, pour y chercher
bonheur.
Douche chaude, lavage de
cheveux, rasage de jambes, exfoliant, crème, maquillage, waouuu !!!
Séchage de cheveux méga
classe sous le sèche mains, et habits encore un peu sales de la poussière
rouge.
Le top glamour.
On se rend compte qu’il y a
8 mois on était déjà en train de prendre une douche exactement ici, et qu’on
était flippées de la vie.
Là on s’en fout, on salue
les routiers, rien ne nous arrête.
Petit arrête à Midland,
banlieue nord de perth, sous la pluie, dans un Mc Do, pour gagner du temps et
geeker un peu, finir nos récits, nos photos.
Peut-être quelques nouvelles
depusi Perth, sinon je vous dis à bientôt depusi Brisbane !
J15 : Les nuits se font
fraîches, quand même. Photo du lit : un sac de couchage + une couverture
polaire + un autre sac de couchage sur nous déplié. Nous : un legging +
deux paires de chaussettes + un pantalon + un t-shirt + deux pulls + la
polaire.
Dire qu’on doit encore
descendre de 500 bornes, merde.
On attaque la route pour le
Kalbarri NP, il se met à pleuvoir. Super.
Hop, une première piste de
sable… jaune cette fois, pendant 27
km pour arriver à la natural window, le Z-bend et d’autres
lieux dont le nom m’échappe (j’écris mon récit depuis le Mc Do et j’ai conduit
de 8H30 à 17H je suis EXPLOSEE, donc pas envie de m’étaler).
Superbe parc national,
dommage pour le temps.
Kalbarri : jolie petite
ville au bord de la mer. On y mange, on recharge nos ordis, on se fait
engueuler. Bref.
Et puis le bord de mer. Les
cliffs rouges.
Et puis les paysages qui
changent.
D’un coup, de l’herbe, des
champs. N’importe quoi ! Des fleurs partout ! C’est le printemps !
On sort de l’été mais c’est le printemps ! Pourquoi pas !
Alice se retrouve encore au
pays des merveilles et ne sait plus où donner de la tête.
Elle a vu un lac rose aujourd'hui. Des prés verdoyants. Des rivières dans des pierres rouges. Elle ne comprend plus.
Comme elle est fatiguée elle
terminera son récit plus tard. Elle est dans un super mc do dans un bled qui s’appelle
Gerladton mais qui a internet et le réseau tél. Waou. Donc elle met ses photos
et va faire dodo.
Arrivée prévue à Perth :
21 septembre.
23 septembre : arrivée
à Brisbane par avion (le retour de l’été, donc). Squattage avec Manu, puis
Antoine, puis Nico, puis plein de gens et voilà, ce voyage est juste génial !!!
Bon, j’avais oublié que j’avais
écrit cet article du coup j’ai réécrit qqc dans Dédé, je vous le fais donc
partager avec les photos en prime :)
J14 on a eu un peu froid
mais ça va avec le soleil il fait bon. On va au Kalbarri National Park, il se
met à pleuvoir, super avec Dédé dans les pistes ! Le rouge est remplacé
par du rouge. Les paysages sont top, ça fait très Kimberley, une longue rivière
traverse les gorges rouges et des plages de sable blanc. On va voir la fameuse
naturel window, on se balade entre soleil et pluie.
Puis on part à Kalbarri.
Quelle jolie petite
ville ! Toute mignonne, douce, avec cette mer turquoise qui la borde,
comme si on était au bout du monde, là où il ne reste rien.
On mange dans un petit café
adorable où on en profite pour recharger ordis, appareils photos et téléphones
(qui captent ! miracle !).
ET puis on longe la côte,
les falaises plongent dans la mer, c’est irréel, encore.
On apprend que Manu sera à
Brisbane du 20 au 25 et pourra nous héberger deux nuits ! Enorme ! La
famille réunie !!!
Antoine y sera aussi !
Et Nico nous rejoint autour du 28 si ma mémoire est bonne ! On est toutes
contentes.
On longe la côte, c’est
super beau, on trippe, il y a des fleurs partout, retour du printemps, normal.
Et puis des prés verts.
Un lac rose (effet
d’optique ? On se demande, mais c’est vraiment rose !)
Et puis on arrive enfin à
Gerladton.
UNE VILLE !!!! OUAIS !!!!
UN MC DO !!!! INTERNET
GRATUIT !!!
En bonnes grosses geeks,
nous y restons de 17H30 à 22H. Ahahaha.
Et puis en bonnes « Romain
Michel » (néologisme amélien créé lors d’une fatigue intenKive), on repart
dans Dédé après s’être lavées le visage dans les WC du Mc Do, grande classe,
pour dormir à 30 km
de la ville, sur la highway, avec les rodatrains qui passent toute la nuit. Joie
et Bonheur.
J14 : Réveil en vrac…
prévisible… On déjeune, on échange nos photos, on profite du point de vue de
jour, puis on part aux sources chaudes de François Péron National Park, seule
partie du parc qui ne se fait pas en 4x4. Léo et moi nous baignons dans les
sources à 35°C,
Elina et Alexia ne trempent que les jambes, il faut dire que c’est hard, c’est
trop chaud mais je veux faire ma maline alors j’y vais quand même J
On se fait des pâtes de
lendemain de fête (essentielles…) puis il faut partir.
C’était top de les voir et
on est un peu tristes de les quitter déjà et de partir de ce parc complètement
magique, mais on sait que la suite de la route va être top. On descend de 250 km et on dort près de
Kalbarri National Park.
Magique, génial,
superbe ! 9 dauphins dont 2 bébés boudi boudi ! Je trippe ! Je
suis sélectionnée pour donner à manger aux dauphins, je suis aux anges !
Je trippe ! Puis douche pour nous pendant que Léo et Alexia font la walk
que nous avons faite la veille, et puis on se bouge pour aller manger à Denham,
au bord de la plage, dans le froid car le vent s’est levé et on ne meurt pas de
chaud, quand même.
On les emmène ensuite boire
un café dans notre petit coin de paradis, on recroise Oscar, le dreadeux qui
nous avait aidé à changer la roue, et on l’invite à prendre l’apéro avec nous
le soir-même.
On emmène ensuite les
loulous à Little Laggon, qui ressemble presque au lac Mc Kenzie, on larve au
soleil, c’est top.
On se fait les look-out et
on arrive à Eagle Bluff pour le coucher de soleil, c’est superbe.
Oscar nous rejoint avec le
Ben Affleck du café, on fait un feu et on prend l’apéro tous ensemble, deux
allemands et une française se joignent à nous et on passe la nuit autour du feu
à boire et parler, c’est génial. Enfin, la nuit… on attaque à 18H et à 23H30
tout le monde est couché.
Redouche. Yeah. On repart à
Eagles Bluff car la lumière est plus belle le matin, on observe les requins et
les raies depuis les hauteurs. C’est incroyable. On se prend ensuite un café
dans un endroit charmant avec une vue magique et des serveurs bien sympas, on
observe encore les requins dans l’eau, c’est infesté, en fait.
On repart ensuite à Monkey
Mia attendre Léo qui arrive presque en même temps que nous avec sa copine.
On se balade, on campe
là-bas, petite soirée de retrouvailles bien sympathique !
J11 : 6H30, monsieur le
Ranger frappe à notre porte pour vérifier si on a l’autorisation de camper là.
Super le réveil. Grrrrr.
Je n’arrive pas à me
rendormir donc je reste au chaud une heure puis je pars écrire et me balader en
attendant mistinguette.
On déjeune et on part
direction Monkey Mia. On arrive un peu tard pour voir les dauphins mais on en
profite pour se balader, il y a une très jolie walk qui longe la plage par les
dunes rouges et les manteaux de fleurs. Le soleil tape assez fort, c’est le
printemps, avec les fleurs, le vent doux, c’est un bonheur.
On lézarde un peu sur la
plage l’aprem et puis on repart à Denham se taper une mission… lessive !
Eh oui, la toute première
depuis le début de la descente, il était temps :)
On en profite pour trier nos
photos et recharger ce qu’on peut.
Demain, Léo débarque avec sa
copine et on va passer deux jours de folie !
On va à l’information center
pour demander l’autorisation de camper à Eagles Bluff le soir même, et on
l’obtient, yeah !
On va ensuite choisir entre
louer un 4x4 à la journée pour visiter le François Péron National Park qui a
l’air vraiment fou, ou se payer un scenic flight dont on rêve depuis longtemps.
On hésite seulement quelques
minutes et le choix semble évident : on opte pour le scenic flight qui
n’est pas cher du tout pour le lieu (90$ pour 25 minutes de vol, dans le
Kimberley c’était plutôt 300). RDV à l’aéroport dans 1H30.
On boit un café, on profite
pour vider nos cartes mémoires et recharger les appareils photos, on mange en
vitesse et let’s go to the airport.
On est SUREXCITEES.
Margaret, notre pilote, propose à ELina de monter à côté d’elle, je m’installe
à l’arrière pour prendre des photos.
L’avion est tout petit, on a
l’impression d’être dans une voiture. Hop, on décolle, oulala, ça bouge pas mal
là-dedans, je me demande si c’était une grande idée, en plus on se met tous les
trous d’air et ça bouge autrement que dans un gros avion quand on perd des
mètres.
Ne pas y penser, ne pas y
penser.
WAOUUUUHHHHH !!!! Non
mais c’est quoi cette vue !!! C’est du délire !!! C’est n’importe quoi !!!
Je suis en méga trip !
Je vois qu’Elina aussi. Les
couleurs sont hallucinantes, je n’en crois pas mes yeux. Les teintes de bleu de
la mer, le rouge de la terre, les rivières qui s’enfoncent dans l’eau, les
cliffs, je me dis qu’en fait Yann Arthus Bertrand n’a pas tant de mérite, il
suffit d’être au bon endroit avec un bon appareil photo et voilà !
Comme je n’ai pas un
appareil de pro non plus, vous ne pourrez pas me comparer à lui (genre, ahaha),
mais vous pourrez rêver un peu malgré tout car c’est FOU !
C’est donc officiel, record
battu, ce fut la plus belle chose que j’ai vu de ma vie.
25 minutes de trip visuel et
quasi spirituel (qui a dessiné tout ça ? On y croirait presque :p )
Je suis presque malade aussi
car ça remue pas mal mais c’est trop beau, alors je reprends mes techniques de
respiration et finalement ça va.
Waou quel vol !!!!
Au dessus de François Péron
National Park, de Big Lagoon, little lagoon, magique !
On reprend notre Dédé (le
van pour ceux qui n’ont pas suivi) qui nous emmène à little lagoon, moi je me
crois au Mexique et à la Riviera Maya, lorsque l’eau de mer et l’eau des
rivières se confondent et donnent des couleurs folles.
Cette planète est trop
belle.
Je trippe, j’ai le cerveau
rempli d’endorphines et les pupilles dilatées comme une droguée. Droguée des
paysages.
Redescente sur Terre. Il
faut penser à regonfler les pneus de Dédé, après tout on a fait pas mal de
bornes. Mais Dédé est vieux et le pneu avant droit fuit. Super. Il faut le
changer.
Là je me dis : merci
Papa de m’avoir appris à changer un pneu.
On s’installe sur un parking
public dans le ville, et on essaie de sortir la roue de secours qui est
attachée sous Dédé. C’est la galère, on n’y arrive pas, Dédé est tout rouillé.
On se dit que quelqu’un va
s’arrêter pour nous aider, on se fait klaxonner quelques fois et là, un mec
s’arrête.
Imaginez la scène parce que
c’est à mourir de rire.
Dédé coloré au bord de la
route avec son « Strangers have the best candy ».
Les deux bébés blondes et
brune penchées sous la voiture pour décrocher la roue de secours.
Et un australien blond avec
des dread, Bon Jovi sur le retour qui nous demande si on a besoin d’aide.
Et là ça commence.
Moi : mon papa m’a
appris à changer une roue mais je n’arrive même pas à attraper la roue de
secours, elle est coincée.
Il se marre.
Elina qui ajoute : ils
ne nous ont pas fourni un assez gros outil pour dévisser la roue. Vous avez un
plus gros outil ?
Il se marre et dit que oui.
Il sort sa trousse à outils et Elina : « Oh it’s huge ! »
On explose tous de rire.
Voilààààà !
Ca faisait vraiment scénario
de… bref …
Il nous aide et on est tous
les 3 complètement pétés de rire vue la situation.
On finit par changer la roue
pendant qu’il mange une glace (un candy, non mais vous y
croyez !!! ). Il se fait klaxonner par des potes à lui certainement,
il est super gêné, et juste avant de partir il nous demande « Au fait,
c’est quoi pour vous la petite phrase spéciale à l’arrière du wicked ?
Strangers have the best candy. Ah oui quand même. »
Explosion de rire.
« On n’a pas choisi le
texte hein. »
Bref, n’importe quoi,
qu’est-ce qu’on a rit.
Pour finir, on est allées
dormir à Eagles Bluff, en pleine nature, on adore de plus en plus camper au
milieu de rien avec personne, alors que plein de gens flipperaient, nous on trippe
et on se sent en sécurité.
Dès le matin, ça ne fait pas
franchement plaisir, il y en a des nuées et elles aiment essayer de rentrer
dans la bouche, les yeux, le nez, partout en fait. Great.
On déjeune en vitesse et on
se casse !
On attaque la route
direction Shark Bay Marine Park, LE parc classé au Patrimoine Mondial. Et on
comprend pourquoi…
On attaque par Hamelin Pool
et ses stromalites. Il y a des nuages et on ne peut pas dire qu’on crève de
chaud, mais avec quelques éclaircies c’est joli. On aimerait ne pas avancer
trop vite mais on n’a pas franchement le choix.
On passe ensuite par Shell
Beach, où les coquillages remplacent le sable, très étrange. Une beauté
vraiment spéciale.
Le vent est glacial, on
avance encore.
De longues routes rouges
dans la pampa, ça fait très Amazonie.
Les paysages sont
complètement malades, la beauté est sordide, très spéciale, inattendue.
Eagles Bluff nous bluffe
totalement, on comprend pourquoi ce territoire est classé au Patrimoine
Mondial. On veut camper dans le coin, mais comme justement c’est classé, il
faut demander une autorisation le matin pour le soir et on ne l’a pas, donc
pour éviter la prune de 100$ on se paie un camping à Denham et on y passe la
nuit.
JOUR 8 On squatte un camping à Coral
Bay pour se doucher, youpi !!!
Premier jour de temps pas
top, méga nuageux, on ne plonge donc pas et on part direction Carnavon. A midi,
comme il ne nous reste plus rien à manger et qu’il n’y a rien pour faire les
courses, on se fait les noodles. Joie et bonheur, je n’aime pas trop ça…
On fait le détour par les
Blowholes, avec les vagues géantes qui, en entrant dans les roches, soufflent
des jets, mais rien de bien impressionnants à vrai dire. On se ravitaille
ensuite à Carnavon, qui n’est pas une très jolie ville mais qui remplit son
rôle de ville : essence, supermarché, gens, apparemment l’humanité existe
encore, on commençait à se demander (car on ne croise pas grand monde, quand
même, sur cette côte). On a enfin du réseau, waou, on peut donc passer nos
coups de fils et puis on cherche un lieu pour dormir. On se fait attaquer par
les mouches donc on fait un petit feu dans le sable pour les éloigner, petit
apéro, petite salade poulet avocat feta, petits épisodes de lost saison 5 (on
est pas DU TOUT accros, non non non), bref, la belle vie au milieu du Néant.
Ahah.
On a super bien dormi, au bord de la route, puisque personne ne roule la nuit !
On part voir Coral Bay. Petite balade sur la plage, c’est trop beau !!!!
On longe les coraux depuis la plage, il y a une shark nursery, why not !
Comme on a TRES envie de se connecter et de mettre nos photos et
articles en ligne, on part commander un café dans un resort et nous
voilà !
Cet après-midi : petite plongée je pense. Voilààààà ! Tout va pour le mieux !
Bon, visiblement les photos ne passent pas, j essaierai de les mettre plus tard, je susi un peu degoutee mais bon !!!
Gueule de bois (avec deux verres, il y a des choses qui ne changent pas…) mais debout à 7h malgré tout (il y a des choses qui changent !). On petit déj tous ensemble et Elina et moi bougeons à Oyster Stacks pendant que Sophie et Olivier finissent de se préparer. La mer est plus haute, ça tue, c’est vraiment super beau, et les coraux sont vraiment à nos pieds ! Olivier et Sophie sont longs et on doit quitter le parc assez tôt, donc je décide de partir plonger seule même si je n’aime pas trop, et je demande à Elina de me checker de temps en temps. J’enfile palmes, masque, j’enfonce ma tête sous l’eau et il y a déjà des bancs de poissons partout autour de moi, véritable aquarium ! Je nage un peu, les coraux ne sont pas aussi beaux qu’hier mais il y a vraiment beaucoup de poissons en train de manger, j’adore plonger le matin ! Quelques coups de palmes et j’aperçois encore une grosse tortue que je suis un moment. Puis je me dis que je vais revenir, en 10 minutes j’ai déjà vu beaucoup de choses, et puis bon, je suis toute seule dans l’eau. Je suis à 5 mètres du bord grand maxi lorsque j’aperçois un requin beaucoup plus gros que moi, juste là, à côté de moi. Inexorablement, le c½ur s’accélère même s’il sait qu’il ne craint rien. Quelle plongée !!! On fait un bisou à nos amis et on part, déjà, en passant par les plages du Ningaloo et qui sont superbes. On déjeune à Exmouth dans un café où on en profite pour recharger nos appareils photos, on se ravitaille en courses, essence et eau et hop, on part. On s’arrête sur le chemin pour prendre la Knife River Road qui entre de l’autre côté du par cet là on ne regrette pas. La route monte dans la montagne et la vue sur la mer est magique ! Puis des canyons qui se dessinent, c’est un peu comme dans le Kimberley mais avec la mer en option. N’importe quoi, trop beau ! On repart car il faut atteindre Coral Bay, notre étape. On voit toutes sortes d’animaux sur la route : vaches, moutons, kangourous, emeus, goannas… on arrive quasi à la nuit et là on se rend compte qu’il va nous être impossible de faire du camping sauvage à Coral Bay sans se faire choper, donc on a deux hoix : payer 30$ de camping ou partir. On décide de garder nos sous, on sort de Coral Bay, on reprend la highway pendant 20 bornes, et on trouve un recoin au bord de la route, on est crevées, la nuit tombe, on décide que c’est un endroit super même si c’est au milieu de RIEN, au bord de la route. Elina se motive pour mettre la table dedans, on matte un épisode de Lost, on mange à la lueur des bougies, on trie nos photos, et puis on se couche tard pour une fois, 22H !